La CAF sanctionne Samuel Eto’o : le Catch est l’avenir du foot

Samuel Eto'o Caf Assemblee Generale Image illustrative

Thu, 15 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

Entre fraude assumée et sanction injuste, le quart de finale Cameroun-Maroc et la punition infligée à Samuel Eto'o révèlent une dérive inquiétante : sous la direction de Patrice Motsepe, le football africain glisse dangereusement du sport vers le spectacle truqué, où l'arbitrage partisan et l'opacité administrative transforment les compétitions en une parodie digne du catch professionnel.



LA CAF SANCTIONNE SAMUEL ETO’O : LE CATCH EST L’AVENIR DU FOOT

Tout n’a pas encore été dit sur le quart de finale Cameroun-Maroc. Pour moi, cette rencontre va définitivement entrer dans les annales de l’absurdie. En sanctionnant Samuel Eto’o, la Caf se rend coupable d’une deuxième faute morale : elle afflige les affligés. Après avoir organisé une fraude dont la belle équipe du Maroc n’avait absolument pas besoin pour s’imposer.

Dans la mesure où, 48 heures avant le match, la Fédération camerounaise de football avait saisi la Caf par écrit pour s’inquiéter de l’opacité autour de la désignation du directeur de jeu et de ses assistants, on savait que l’arbitrage poserait problème. La polémique s’étant propagée sur les réseaux sociaux, le public savait donc que l’arbitre désigné serait partisan...

J’ai donc revu ce match dans la peau de celui qui sait. J’en ai été plus amusé que choqué. Il m’a donné la drôle de sensation que procure le catch, tel que décrit par le philosophe Roland Barthes dans ses Mythologies. Selon lui, le Catch n’est pas un sport mais un spectacle. Ainsi au catch, selon Barthes, le public sait que le combat truqué : les chutes ne sont que des cascades, les étranglements n’étranglent pas. Le public sait mais s’en fout, pourvu qu’il y ait du spectacle. Ce match était donc moins du sport que du spectacle. Au catch selon Barthes, ce qui importe au public n’est pas ce qu’il croit mais ce qu’il voit. C’est la raison pour laquelle le catch propose des gestes excessifs exploités jusqu’au paroxysme de leur signification.

Au catch, les «combattants», en réalités des histrions, des acteurs, peuvent s’en prendre à l’arbitre, lui mettre un coup de la corde à linge ou une descente du genoux, avec l’approbation du public, qui se range du côté du bon contre le méchant. Ça fait partie du spectacle. La Caf, elle, nous a proposé un arbitre qui a légitimé la violence contre les Lions indomptables (deux coups de coudes subis et sifflés contre eux), tout en interdisant aux Camerounais de s’en plaindre. La comparaison s’arrête là. Ce soir-là, le méchant l’a emporté en mettant des coups-bas avec la complicité d’un arbitre qu’il est interdit de critiquer. Pire, le match, en lui-même, fut un spectacle qu’on veut nous faire prendre pour du sport. La sanction infligée à Samuel Eto’o en est l’injonction.

Au final, si ce quart de finale avait été du catch, les Camerounais auraient ri de leur défaite parce qu’elle n’en aurait été que spectaculaire, pas sportive. Mais au lieu d’en rire, il faut s’inquiéter de la gouvernance de Patrice Motsepe et son lieutenant Veron Mosengo. Entre leurs mains, le football continental est moins un sport qu'un spectacle destiné à générer du business.

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