La Haute Cour d'Abuja a ensuite ordonné que les dirigeants soient ramenés au Nigeria
Le leader sécessionniste d’Ambazonie Sisiku Ayuktabe et neuf autres membres du « Nera 10 » comparaîtront à nouveau devant le tribunal le 19 mars 2026, après qu'un juge ait ajourné leur procès contre l'État.
Ils avaient été condamnés par contumace par la Haute Cour de Mfoundi. Un appel avait été interjeté, mais la Cour d'appel de Mfoundi avait confirmé le jugement.
Les avocats Eta Bissong Jr et Akere Muna sont les membres les plus éminents de leur équipe de défense.
Le 5 janvier 2018, les dirigeants de l'Ambazonie ont été enlevés du Nigeria et emmenés au Cameroun sans passer par une procédure judiciaire internationale.
Selon les informations de sources concordantes Le gouvernement Camerounais aurait versé 50 millions de dollars américains soit 30 milliards de FCFA aux dirigeants du Département de la sécurité d'État (DSS) du Nigeria pour l’arrestation et l’extradition au Cameroun de Sisiku Ayuk Tabe et de ses collaborateurs.
La Haute Cour d'Abuja a ensuite ordonné que les dirigeants soient ramenés au Nigeria. Mais les deux pays n'ont pas respecté la décision de la cour.
Le long procès opposant Sisiku Julius Ayuk Tabe et ses coaccusés à l'État du Cameroun a une nouvelle fois été reporté, le tribunal ayant ajourné les débats jusqu'au 19 mars 2026.
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Il faut rappeler que lors du procès, Ayuk Tabe et ses coaccusés ont bénéficié d'une grande latitude pour exposer leurs positions, une évolution que leur équipe de défense a accueillie avec prudence. Bien qu'aucune décision de fond n'ait été rendue, la procédure a semblé indiquer, du moins en apparence, un léger changement par rapport aux positions rigides précédentes, que la défense a interprété comme un signe modeste mais significatif d'ouverture judiciaire.
L'équipe de défense, dirigée par Me Eta Besong Jr, aux côtés d'Akere Muna et de plusieurs autres avocats chevronnés, a néanmoins émis des réserves. Elle s'est ouvertement distanciée du rapport du rapporteur, arguant qu'il ne reflétait pas fidèlement les arguments et les réalités présentés par l'accusé. Pour elle, le rapport soulignait des préoccupations persistantes concernant l'équité procédurale et le cadrage narratif dans une affaire qui reste politiquement sensible depuis son début.
Malgré ces doutes, la défense a quitté la salle d'audience visiblement encouragée par le déroulement de l'audience elle-même. Dans une affaire où les attentes ont longtemps été marquées par le scepticisme et la frustration, même un répit procédural est considéré comme significatif.
Pourtant, des questions cruciales restent sans réponse. Les ajournements continuent de retarder la clarification de la situation, et les implications plus larges du procès, tant sur le plan juridique que politique, restent incertaines. La question de savoir si la session de mars prochain permettra de traduire cette ouverture momentanée en progrès tangibles continue de peser lourdement sur les observateurs, les partisans et les détracteurs.