CONFIDENTIEL: Hervé Parfait Mbapou est de nouveau arrêté et écrouée dans une affaire d'escroquerie

Mbapou Au Sed.png Hervé Parfait Mbapou

Mon, 19 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

Des révélations exclusives de Jeune Afrique éclairent le modus operandi d'un homme d'affaires camerounais spécialisé dans les arnaques visant l'élite africaine

Est-il devenu l'un des escrocs les plus audacieux d'Afrique centrale ? Selon des documents confidentiels consultés par Jeune Afrique, sa nouvelle arrestation au Cameroun dévoile un personnage aux multiples facettes, capable d'endosser différents rôles pour piéger ses victimes. Portrait d'un caméléon de l'arnaque.

Jeune Afrique révèle que dans l'affaire du chantage visant Nicole Asselé, Hervé Parfait Mbapou se serait fait passer pour un "haut gradé" des services de sécurité camerounais. Cette usurpation d'identité, rendue crédible par l'utilisation d'un numéro de service prétendument fourni par le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, illustre une constante dans les méthodes de l'homme d'affaires : jouer sur la confusion entre sphères publique et privée, entre autorité légitime et imposture.

Le magazine panafricain indique que pendant deux jours, Mbapou aurait personnellement conduit les négociations avec la ministre gabonaise, fixant le montant définitif du chantage à 500 millions de F CFA. Cette implication directe, inhabituelle pour ce type d'escroquerie où les cerveaux restent généralement en retrait, témoigne soit d'une confiance démesurée, soit d'une maîtrise parfaite des techniques de manipulation psychologique.

Les révélations de Jeune Afrique soulèvent une question centrale : comment Mbapou a-t-il pu obtenir un numéro de service authentique, vraisemblablement lié aux forces de sécurité ? Le document de dénonciation consulté par le magazine mentionne le rôle présumé du lieutenant-colonel Bialo, ce qui suggère des complicités au sein même de l'appareil sécuritaire camerounais.

Plus troublant encore, Jeune Afrique révèle que la fausse arrestation orchestrée au Hilton Hôtel de Yaoundé et la mise en scène dans les locaux du Service central de recherches judiciaires impliquent nécessairement des connivences. Comment filmer des suspects menottés avec des armes disposées à proximité dans un lieu aussi sensible sans complicités internes ? Cette question reste au cœur de l'enquête en cours.

Selon les informations exclusives obtenues par Jeune Afrique, ce qui distingue Mbapou d'autres escrocs est sa capacité à s'adapter à ses victimes. Dans l'affaire Asselé, il s'est présenté comme un officier sécuritaire. Dans d'autres dossiers mentionnés par le magazine, il aurait utilisé d'autres identités et d'autres prétextes.

Cette versatilité suggère une préparation minutieuse : étude du profil de la cible, identification de ses peurs et vulnérabilités, construction d'un scénario sur mesure. Jeune Afrique rappelle que Mbapou était "déjà inquiété dans d'autres affaires d'escroqueries au Cameroun", ce qui indique un mode opératoire récurrent et une impunité relative qui a pu encourager la répétition des actes.

Les révélations de Jeune Afrique mettent en lumière un aspect crucial : Mbapou et ses complices présumés ont exploité les failles de coopération judiciaire entre le Cameroun et le Gabon. En ciblant une ministre gabonaise depuis le Cameroun, ils misaient sur la difficulté pour leur victime de porter plainte dans un pays étranger, surtout pour des faits qui l'exposeraient elle-même à des accusations graves.

Le magazine indique que c'est précisément cette dimension transnationale qui a permis au chantage de perdurer : tant que Nicole Asselé restait au Gabon et que les escrocs opéraient depuis le Cameroun, chacun bénéficiait d'une forme d'immunité territoriale. La dénonciation adressée au ministre camerounais de la Défense change la donne en internationalisant l'affaire.

Jeune Afrique souligne un élément troublant : pourquoi cette affaire, qui remonte à 2020, ne ressurgit-elle qu'aujourd'hui ? Selon le document consulté par le magazine, l'auteur de la dénonciation affirme que les faits "refont aujourd'hui surface" dans un contexte marqué par les poursuites judiciaires visant d'anciens dignitaires du régime gabonais.

Cette précision suggère que Mbapou et ses complices présumés auraient tenté de réactiver le chantage en misant sur la vulnérabilité accrue de Nicole Asselé, désormais exposée aux procès de Libreville. Une stratégie qui, selon les révélations de Jeune Afrique, se serait manifestée par des "appels masqués" et des menaces renouvelées sur de supposés détournements de fonds publics.

Les interrogatoires d'Hervé Parfait Mbapou, en cours au Cameroun selon Jeune Afrique, devront répondre à plusieurs questions : qui sont exactement les complices ? Combien de victimes au total ? Quelles sommes ont été réellement extorquées ? Et surtout, comment un tel réseau a-t-il pu opérer aussi longtemps en impliquant des membres présumés des forces de sécurité ?

La réponse à ces questions pourrait révéler, au-delà du cas Mbapou, l'existence d'un système plus vaste d'escroqueries transfrontalières ciblant l'élite politique africaine, exploitant ses divisions, ses secrets et ses peurs. Une affaire à suivre de près.

Source: www.camerounweb.com