Détournement de primes, discrimination, abus de pouvoir, introduction de personnel fictif dans la masse salariale... Les accusations sont graves. Dans une lettre adressée directement au Ministre d'État, Garde des Sceaux Laurent Esso, le personnel du tribunal de Mbalmayo brise le silence et dénonce une gestion désastreuse qui gangrène l'institution judiciaire depuis plusieurs années. Au cœur du scandale, deux figures de la hiérarchie locale sont pointées du doigt pour leurs pratiques managériales jugées inhumaines et leurs malversations financières qui asphyxient l'appareil judiciaire.
LE PERSONNEL DU TRIBUNAL DE MBALMAYO ACCUSE DANS UNE LETTRE À LAURENT ESSO LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE ET LA GREFFIÈRE EN CHEF DE DÉTOURNEMENT DES ÉMOLUMENTS
«Monsieur le Ministre d'Etat,
Nous avons l'insigne honneur de vous saisir par le biais de cette requête pour dénoncer les multiples déboires et frustrations que nous subissons au quotidien dans l'exercice de nos fonctions et dont _il nous devient humainement difficile de continuer à supporter, déboires orchestrés par nos supérieurs hiérarchiques et principalement Madame la Greffière en chef et Monsieur le procureur de la République près les tribunaux de MBALMAYO.
Si nous avons choisi de vous saisir par ce Canal,c'est pour la simple raison que notre correspondance pourrait disparaître dans les labitynthes de l'administration.
En effet Monsieur le Ministre d'Etat,la genèse de nos déboires date depuis la prise de fonction de Madame la Greffière en chef et de Monsieur le Procureur de la République près lesdits tribunaux respectivement en 2028 et en 2020.Le personnel est traité dans des conditions deshmanisantes,subissant des injustices de toutes sortes(détournement des primes, discrimination du personnel ,abus de pouvoir,intimidation,absence de transparente et d'objectivité dans la repartition des primes avec introduction du personnel fictif dans la masse,absence de communication de la valeur du point,main mise de la hiérarchie,gestion partisanne des feuilles de missions...).Longtemps restés silencieux face à ces dérives manageriales,nous ruminons aujourd'hui notre frustration et notre mal être qui démotivent l'ensemble du personnel et plonge l'appareil judiciaire dans une asphyxie administrative qui met en peril, la célérité de la justice pour les citoyens.
Excellence Monsieur le Ministre d'Etat,vous êtes affectueusement désigné comme le cœur du pays en raison de votre dévouement à la justice sociale et nous personnel, ne cessons de ménager aucun effort pour vous appuyer dans le cadre de l'accomplissement des missions à vous confier par le père de la Nation Camerounaise.
Nous sommes serein que vous ne saurez tolérer que certains collaborateurs,quels qu"ils soient puissent embrigader le socle du bien être commun,raison pour laquelle,nous requerons humblement votre prompte réaction afin de désamorcer ces dérives en cours au moment où nous attendons impatiemment le paiement de nos deux (02) semestres D'EMOLUMENTS,produit de notre dur labeur.
Nous vous remercions par anticipation pour des mesures prises et formulons à votre endroit,les vœux de santé,de grand serviteur de l'Etat au fil des décennies.»
Ainsi va la République