Alors que le délibéré sur sa demande de mise en liberté sous caution est prévu le 19 février prochain, Jean-Pierre Amougou Belinga aurait fait sortir mercredi 28 janvier 2026 près de 300 millions de FCFA de la prison de Kondengui. Objectif : arroser les juges de la Cour d'Appel du Centre. Une révélation explosive de Paul Chouta qui soulève de graves questions sur les conditions de détention du patron de Vision 4 et la complicité de l'administration pénitentiaire.
SACS D’ARGENT À KONDENGUI : L’ULTIME TENTATIVE DE CORRUPTION D’AMOUGOU BELINGA
Le "Zomloa des Zomloa" n’a visiblement pas dit son dernier mot. Déterminé à briser ses chaînes et à retrouver les couloirs du pouvoir pour continuer son sale boulot et siphonné les caisses de l'Etat avec la complicité de ses amis au sein du sérail, Jean-Pierre Amougou Belinga semble prêt à tout pour échapper à la justice dans l'assassinat barbare du journaliste Martinez Zogo.
Le ballet des millions en plein pénitencier
Après l'échec cuisant du juge Sikati II et l'essoufflement des manœuvres de ses soutiens au sommet de l’État parmi lesquels le Dcc Mvondo Ayolo, le patron de Vision 4 change de tactique. Selon des sources familiales concordantes, d’importantes sommes d’argent ont été exfiltrées ce mercredi 28 janvier 2026 de la prison principale de Kondengui.
Le mode opératoire est digne d'un polar : des sacs contenant des liasses de 10 millions de FCFA, pour un montant total avoisinant les 300 millions, ont été récupérés par son conseil, Me Charles Tchoungang.
L’objectif ? Arroser les juges de la Cour d’Appel du Centre avant le délibéré crucial du 19 février prochain, portant sur sa demande de mise en liberté sous caution.
Une impunité qui pose question
Une interrogation persiste et choque l’opinion : comment un détenu, poursuivi pour des faits aussi graves, peut-il stocker et manipuler de telles fortunes en cellule ? Dans un établissement de haute sécurité où chaque fouille est censée être systématique, cette "banque souterraine" ne peut exister qu'avec la complicité active de l’administration pénitentiaire.
Le prix du sang : entre échecs et obstination
Ce n'est pas le premier coup d'essai du magnat de la presse. On se souvient de sa tentative désespérée de sortir de prison en achetant le juge Sikati II qui avait signé une ordonnance le libérant ainsi que Eko Eko alors que l'affaire était encore pendante. Il y a quelques mois encore, le même Amougou Belinga,a tenté de racheter le silence de la famille Zogo contre 2,5 milliards de FCFA. Une transaction qui avait capoté grâce à l'intégrité d'un oncle de la victime, malgré les promesses d'un "arrêt des poursuites" via ses réseaux au ministère de la Justice. Plus récemment encore, Me Manyim Jean Pierre, avocat des enfants du défunt, a rejeté ses avances de 100 millions de FCFA avec une fermeté exemplaire : "Je ne mange pas l'argent du sang."
Malgré ces revers, Amougou Belinga continue de croire que tout s'achète, même la conscience des hommes de loi. Mais alors que les sacs de billets circulent dans l'ombre, une question demeure : le prix de la liberté d’un homme peut-il vraiment effacer le silence éternel d'un journaliste assassiné ?
À Kondengui, les murs ont des oreilles, mais ils semblent surtout avoir des poches très profondes.
𝑷𝒂𝒖𝒍 𝑪𝒉𝒐𝒖𝒕𝒂 (𝑷𝑪)/𝙇𝙚 𝙏𝙜𝙫 𝙙𝙚 𝙇'𝙞𝙣𝙛𝙤