Dans une interview accordée à El After de Post United, l’ancien espoir du Barça et attaquant camerounais Jean-Marie Dongou est revenu avec émotion sur l’impact considérable de Samuel Eto’o en Afrique et en particulier au Cameroun. Pour lui, l’arrivée du Lion Indomptable au FC Barcelone a été un moment charnière. « À l’époque, les médias parlaient tous les jours du Real Madrid des Galactiques. Puis le Barça arrive, et tout le pays bascule du côté du Barça », explique-t-il, soulignant comment Eto’o a redessiné les loyalités footballistiques dans son pays.
Dongou insiste sur le caractère pionnier et essentiel du statut d’Eto’o. « À l’époque, voir des Africains dans des grands clubs n’était pas normal. Eto’o est le premier Africain à s’imposer durablement dans un club top mondial au plus haut niveau. Il n’était pas un joueur de complément : il était essentiel. C’était une référence pour toute l’Afrique. » Il évoque aussi la rivalité mythique avec Didier Drogba, qui transcendait les nationalités. « Même des Camerounais soutenaient Drogba, parce que l’important, c’était qu’ils soient Africains. »
L’ancien prodige de La Masia lève également le voile sur le rôle décisif de la Fondation Samuel Eto’o dans son parcours et celui de nombreux autres talents camerounais. Il décrit un processus de sélection rigoureux depuis le Cameroun jusqu’aux tournois en Europe, sous l’œil des recruteurs du Barça. « Il y avait énormément de Camerounais à La Masia à ce moment-là […] tous issus de la fondation Eto’o, avec un accord direct avec le Barça. » Un témoignage qui confirme l’héritage durable de l’icône, non seulement sur les terrains, mais aussi dans la formation de la relève africaine.