Dans un couple, la volonté des deux personnes compte, pas une seule. Dans le cas d'espèce, le plaisir du mari passait toujours avant celui de l'épouse. Elle ne devait pas se plaindre. Il fallait toujours et encore le satisfaire, raconte-t-elle.
Malgré tout ce que je faisais, rien ne trouvait grâce à ses yeux. Il me disait que j'étais une femme inerte, qui ne savait pas prendre d'initiative, que je n'étais que du morceau de bois couché à ses côtés.
Ses mots blessant me faisaient mal et j'essayais d'avoir une vraie et profonde discussion avec lui, mais mon mari me rappelait plusieurs fois que toutes les femmes avec qui il est sorti savaient le satisfaire au lit.
Je m'étais mariée vierge parce que j'estimais qu'une femme devait se préserver pour son mari. Apparemment, mon mari appréciait peu mon inexpérience. J'étais pourtant prête à apprendre. Il me dit que je pouvais faire une chose pour lui qui le rendrait heureux. Il me demanda mon derrière.
Je savais que ce n'était pas normal. Au début, j'essayais de résister et de faire comprendre à mon mari que ce n'était pas sain, ni bien pour moi, mais il ne m'écouta pas. Il me répondit que si je l'aimais, je devais céder. Je finis par le faire. Je mis plusieurs jours à me relever de cette expérience douloureuse et traumatisante. Je le dis à mon mari qui n'écouta pas.
Il continuait à exiger cette voie. Je cédais pour le rendre heureux, mais aussi pour avoir la paix. Après quelques semaines, ça devint difficile pour moi. Je n'arrivais plus à m'asseoir. J'avais une douleur atroce qui cédait peu aux antalgiques. Mon mari me dit que ce n'était rien, ça allait passer. Je devais juste me laisser aller.
J'étais épuisée et je ne savais pas à qui me confier. Je ne pouvais pas discuter de mon intimité avec ma mère qui était trop prude. Je n'avais pas de sœur et je ne voulais pas me confier à une amie. Je ne voulais pas divorcer parce que malgré tout, j'aimais encore mon mari. J'étais bloquée dans ce mariage où les relations sexuelles au lieu d'être un plaisir devenaient de jour en jour un calvaire.
Alors un jour, j'eus une illumination en regardant une émission à la télévision. Lorsque mon mari revint le soir, je lui dis que j'avais moi aussi des fantasmes et que je voulais les essayer. Surpris, il chercha à savoir. J'avais déjà tout apprêté. Je lui demandai de se laisser faire. Il allait beaucoup apprécier l'expérience.
Menotté au lit et livré à moi, je fis ce que j'avais prévu. Lorsque mon mari me vit arriver avec un gros tuyau bien rond, il s'écria. Charlotte, c'est pour quoi ça ? Laisse, tu vas aimer et bien même, lui répondis-je en avançant vers lui avec un sourire malicieux.
Je m'étais rassurée à bien l'attacher. Il ne put se défendre lorsque je lui enfonçai l'objet dans son derrière. Il hurlait, se débattait, cherchait à se détacher et moi je lui disais : « C'est exactement la même chose que tu me fais tous les jours. Tu dois comprendre ce que ça fait ». J'étais déchaînée. Je finis par m'arrêter, épuisée.
Il me suppliait et me disait qu'il n'allait jamais plus recommencer. Il avait compris la leçon. Je lui dis que la scène avait été enregistrée et gardée en lieu sûr au cas où il lui viendrait à l'idée de recommencer. S'il n'était pas content de notre vie sexuelle, il n'avait qu'à demander le divorcer et cesser de me torturer ainsi.
Tout est revenu dans l'ordre à la maison. Nous avons oublié cet épisode de notre vie, mais je garde toujours à l'esprit que parfois il faut servir aux gens ce qu'ils nous font manger.