La population s'est elle-même rendu justice à Bilongue. Ce quartier situé dans l'arrondissement de Douala 3ème, marqué par une précarité urbaine importante, vit de plus en plus de vols, au grand dam des habitants.
C'est ainsi que la situation se présente et quand le moment vient de se faire vengeance, ils n'hésitent pas. Même la peur de se faire arrêter par les forces de l'ordre après la vindicte populaire ne les dissuade guère.
Le voleur a eu cette fois-ci ce que quelqu'un appelle un « accident de travail ». Il avait pris habitude d'arracher le téléphone des passants et de se fondre dans la foule.
Tous les jours n'étant pas dimanche, il a fini par être attrapé. Alors qu'il venait encore d'essayer de commettre un forfait, qui est de prendre rapidement le téléphone portable d'une personne à bord d'une moto, il a échoué.
Conséquence directe, la population l'a récupéré. Les hommes et femmes dans la foule n'étaient pas d'humeur à le laisser passer sans aucune égratignure.
Le malfrat a été enflammé telle une bougie, comme on peut le voir sur cette photo où il court de toutes ses forces pour rester en vie. De l'essence a été utilisé pour brûler la partie de son corps qui lui permet de mettre en place ses plans foireux : le cerveau.
Son énergie épuisée et le feu brûlant sa tête à température forte, l'homme s'est rapidement lassé de courir. Il est tombé, acceptant son sort et reconnaissant, le cœur lourd, que cette journée était visiblement sa dernière dans le monde des vivants.
Les forces de l'ordre sont arrivées plus tard. Le voleur n'a pu rien leur dire. Il ne pourra désormais que s'adresser à son créateur à qui il a affaire. Les policiers n'ont entendu que ce que les bruleurs avaient à leur dire. Naturellement, personne ne s'est désigné comme étant celui qui a donné la mort à ce arracheur de téléphone dont le cadavre décorait la rue.