Bazou : gros scandale sexuel entre autorités de la localité

Localite De Bazou Mauvaise gestion

Thu, 19 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

À Bazou, petite localité de l’Ouest-Cameroun, le développement ne se joue plus dans les conseils municipaux ou les bureaux d’études, mais semble s’être enlisé dans l’épaisseur des draps. Dans ce théâtre où se mêlent pouvoir, argent et intimité, une élite déboussolée a transformé la gestion publique en un champ de bataille émotionnel. Entre scandales sexuels et clientélisme d’alcôve, le village assiste, impuissant, à la déliquescence de ses infrastructures et de sa morale. Tandis que les « barons » se déchirent pour des faveurs intimes, les robinets restent secs et la jeunesse s’exile. Plongée au cœur d’un système où la libido des puissants est devenue le premier frein à l’émergence.

Dans les différents compartiments des relations humaines, le sexe est très souvent utilisé comme un levier de pouvoir, de concurrence, et de haine. Combiné à la politique et aux affaires, le cocktail devient très explosif. Bazou est une victime de cette intersection. Les comportements intimes (sexuels) de ses élites influent sur son paysage politique et social. Puis développe le sous-développement dans ce village/ville.

Politique-sexe-développement, n’est pas un mauvais alliage. Ils peuvent être charpentés avec plus de décence et pudicité. Dans ce cas, ils pourraient créer un lien émotionnel avec les autres. Ainsi, les relations sexuelles n’apparaissent plus comme un scandale. Le sexe devient un outil non de distraction et de commérages, mais une arme de progrès socio-économique. Cependant, les attelages sexuels entre les élites (amorales et immorales d’un village présente des inconvénients considérables. Les scandales sexuels que les élites (politiques, des affaires) s’efforcent à balayer sous le tapis, ont des répercussions particulièrement dévastatrices sur le plan social.

La haine naît. Les divisions se créent. Les clans se forment. Des sous-fifres sont mis en mission par des castes en concurrence sexuelle. Des injures sans-filtres sont distillées en public. Il en résulte une atmosphère de méfiance et de cynisme entre ces mandarins du sexe. Les possesseuses du sot-l’y-laisse autrefois partenaires de crime s’expliquent désormais dans la bataille de chignons. Le sexe acquiert une valeur marchande. Il est enregistré au chapitre de l’import/ export avec Tonga et la Sanaga Maritime. Cette transaction est un coup à la fois politique et spirituel. Double coup pour soumettre un ex jugé pédant et méprisant par l’une, mais que la politique oblige à pactiser. Et qualifié de gigolo par l’autre, mais liés par le mécénat.

Sexe et débats stériles

Ces scandales soulèvent des questions sur l’éthique, l’intégrité, et la responsabilité des élus (Maire et Député), des officiers supérieurs et ministres, des hauts fonctionnaires et libéraux, des Bazou par naissance, par adoption, ou par alliance, impliqués dans des comportements sexuels jugés inappropriés, et qui ont des conséquences pluridimensionnelles dans ce village/ville. D’abord, ce bataclan a terni auprès de l’ensemble de la population Bazou, l’image de la poignée d’élites qui excelle la baguenaude sexuelle incontrôlée. Souillé ce qui leur reste comme réputation. Ces derniers le savent. Ils sont devenus malgré leur titre, grade, et degré de notabilité, des anonymes. Ils ne captivent plus personne autour de leur véhicule ou autour d’eux. À l’exception de leurs griots qui ont bien appris ‘Le corbeau et le renard.’ Une fable de Jean de La Fontaine qui illustre la ruse et la vanité, avec une morale sur les dangers de la flatterie.

Ensuite, leur margaille a un impact dévastateur durable sur le public jeune qui les prenait pour modèle. Et déteint sur la confiance qu’ils avaient envers les institutions. D’ailleurs, le récit d’un élève à la « Place de Fête » de Bazou, lors de la célébration de la 60e Edition de la « Fête de la Jeunesse », sur l’irresponsabilité des élèves, du corps enseignant, des parents, et des autorités, illustre cet état de pourrissement moral. Sur un autre axe, la population et les électeurs, bien que sans convictions, se sentent trahis par des figures qu’ils admiraient. Désillusion qui les amène à reconsidérer leurs attentes vis-à-vis de leurs élus et élites. Ce qui nuit à la confiance et à l’engagement civique des Bazou. Au bout de la chaîne, ce village n’est plus un centre de réflexions constructives.

Les intrigues et les affaires liées à ces malfrats sexuels conduisent à des débats stériles. Détournant l’attention des véritables enjeux socio-économiques, ou des réformes sociales nécessaires.

Délabrement sexuel des élites

Dans certains cas, le sexe est utilisé comme outil pour déstabiliser un adversaire ou pour attirer l’attention. Transformant les batailles de sexe en véritables enjeux électoraux. Des scandales comme ceux Dominique Strauss-Kahn (14 mai 2011) ou Clinton (juillet 1995), Félix Faure (1895–1899), Silvio Berlusconi (2008–2011), Thomas Jefferson (1801–1809), John Fitzgerald Kennedy (1961–1963) …illustrent comment le sexe peut provoquer des répercussions significatives, affectant les carrières et l’image des politiciens. Mais à Bazou, le délabrement sexuel d’une grappe d’élites, homme comme femme, ne représente même plus une affaire de mœurs pouvant être exploitée comme une arme ou une aubaine politique. L’image sexuelle nécessaire pour maintenir une carrière politique et des affaires ne représente donc rien à Bazou. La bande qui pourrit les principes moraux à Bazou est mouillée. Inutile de scruter les comportements sexuels des uns et des autres. Ils pataugent sous les mêmes jupons. Dans les mêmes caleçons. Sous les mêmes draps bouchonnés où ils se retrouvent pour leur mixture corporelle. Ils se tiennent. Ils ne peuvent pas s’attaquer au-delà d’une certaine ligne. Car dans un moment de relâchement sur l’oreiller, il et elle, ont dû dévoiler des secrets d’un ou d’une-ex. Alors, chaque bloc a été honteusement défleuri.

Sexe et dysfonctionnement politico-socioéconomique

Les relations sexuelles entre élites (autorités politiques, administratives, d’affaires) de ce village sont une source de dysfonctionnement politique et social, qui affecte directement le développement. Elles entretiennent la corruption, l’instabilité sociale, la vulnérabilité des groupes marginalisés et le remodelage des normes culturelles et coutumières. Elles alimentent les conflits internes. Retardant ou annihilant les initiatives de développement communautaires, ou toute perspective de développement et de progrès durable. Ces relations sexuelles n’ont rien de mauvais dans leur essence. Chacun peut s’envoyer là où il veut avec qui il veut, dans les normes naturelles. Malheureusement, l’obscénité comportementale de ces élites Bazou impliqués dans la politique et les affaires, fragilise la cohésion sociale.

Les relations sexuelles basées sur des rapports de pouvoir politique et financier ont généré des conflits d’intérêts à ce village/ville, où les décisions politiques et économiques ne servent plus l’intérêt collectif, mais la satisfaction d’intérêts privés ou personnels. La mairie de Bazou est un cas d’études. Les marchés sous certaines législatures (mandats) se passent entre les tape-fesses, ou avec soi-même derrière les prête-noms, ou encore avec un parent.

Les bourgmestres en fonction sont parfois à couteau tiré avec leurs prédécesseurs ou les relations de ces derniers, sur les passations de marché. Accroissant dans leurs milieux pourris par la légèreté sexuelle, la rancune transitionnelle tenace, qui affecte les rapports sociaux. Cette animosité a tué la compassion dans leur cercle. Le rancunier refusant de tendre une main de cœur à celui qui porte le deuil d’un parent. Accompagnant cet acte d’hostilité de propos désobligeants.

Les pratiques de favoritisme ou de clientélisme de ces élites du sexe de Bazou entravent l’efficacité des institutions locales (sous-préfecture, gendarmerie, mairie, différentes délégations…) et compromettent la mise en œuvre des politiques destinées au développement. La population locale ne participant pas à ces réseaux à la fois sectaires et souillés par le sexe, ‘pleurent’ sur leur village en décrépitude.

Source : La République n°1152

Source: www.camerounweb.com