Dernière minute : le départ de Ferdinand Ngoh Ngoh de son poste se confirme

Biya Honneurs Militaires Guerre de succession

Thu, 19 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans la guerre de succession à laquelle on est en train d’assister, un ultime duel se fait entre Louis-Paul Motaze et Evou Mekou. Duel raconté par le confrère Paul Chouta sur ses différentes pages et qui confirme une nouvelle fois le départ visiblement de plus en plus probable du SGPR, Ferdinand Ngoh Ngoh.

Alors que la Constitution camerounaise a prévu les contours d'une alternance démocratique et apaisée, le pays de toutes les excentricités et des extravagances s'apprête à offrir au monde un spectacle de transition bien éloigné des standards démocratiques.

Dans cette « Afrique en miniature », l’art de gouverner se confond avec la ruse et le déploiement de la force brute. Ici, la seule finalité c'est de rester au pouvoir pour le pouvoir et ses apparats. Dans les couloirs feutrés du sérail, on tire désormais à balles réelles pour neutraliser l'adversaire. La bataille, autrefois confinée dans les réseaux, a franchi le seuil de l'intimité familiale.

Sous le règne sans partage du dictateur Paul Biya depuis 44 ans, le Cameroun apparaît aujourd'hui comme un pays exsangue, dépouillé, abîmé, divisé et humilié. Une curiosité politique qui semble avoir remplacé le mot "développement" par "ensauvagement". Ce pays jadis florissant n’offre plus au monde que le spectacle pathétique d’un État en déliquescence, laissant présager une succession chaotique. Alors que la bataille épique entre la « Nanga Connection » et le « clan Bulu » n’a pas encore rendu son verdict, la famille nucléaire de Paul Biya a décidé de prendre les choses en main afin de conserver le pouvoir.

Le 93e anniversaire du « monarque » a servi de révélateur aux appétits féroces qui couvent sous la cendre. Derrière les sourires de façade des photos de famille, la guerre est déclarée. Selon des sources bien introduites, Maman Cathy, sœur cadette du dictateur Biya et mère d’Evou Mekou (actuel président de la BDEAC), aurait profité de l'intimité familiale pour glisser une proposition stratégique à son frère : placer son fils au poste ultra-sensible et très convoité de Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) lors du remaniement.

Cette fuite a provoqué une onde de choc, faisant bondir Louis-Paul Motaze de son siège. L’argentier national ne cache pas son mépris pour son rival. Il estime que l’ancien directeur de la Caisse autonome d’amortissement (CAA) est incompétent pour ce poste stratégique, l’accusant notamment d’avoir spolié la structure qu’il dirige actuellement.

Au milieu de ce duel, Franck Biya, que d'aucuns présentent comme le successeur naturel, observe la scène avec amertume. Pour lui, le poste de SGPR devrait lui revenir de droit, tandis que son oncle Louis-Paul Motaze devrait rester au ministère des Finances pour continuer de piller les caisses de l'État à travers les lignes 94, 65 et 57.

Refusant d'être mis sur la touche, Louis-Paul Motaze aurait rédigé un factum au vitriol, détaillant par le menu les errances et les incartades d’Evou Mekou. Ce document explosif trônerait désormais sur le bureau d'un Paul Biya laminé par le poids de l'âge et la maladie, désemparé, incapable de trancher. C’est là que réside le secret de ce remaniement ministériel tant attendu.

En réalité, politiquement, Paul Biya n’a que des "héritiers de circonstance". Il n’a jamais désigné de dauphin, ni manifesté d'estime publique particulière envers un collaborateur, laissant croire que le Cameroun cesserait de tourner après lui.

Même en évitant les querelles sémantiques ou épistémologiques, un problème réel subsiste : celui du faisceau de présomptions et de mythes que le président Biya a laissé prospérer. En ne démentant jamais rien et en confirmant tout par son silence, il laisse s'accumuler invraisemblances et contradictions. Il ne nous reste qu'à conclure : qui vivra verra.

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