Exclusif – Brouille au sommet : Laurent Esso ne veut plus recevoir les appels de Ferdinand Ngoh Ngoh

Esso Ngoh Image illustrative

Thu, 19 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

Une révélation explosive du lanceur d'alerte Boris Bertolt vient jeter une lumière crue sur les tensions qui couvent au sein de l'appareil d'État camerounais. Selon lui, le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux Laurent Esso aurait signifié à sa secrétaire personnelle qu'il ne souhaitait plus être informé des appels téléphoniques du Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR), Ferdinand Ngoh Ngoh.

Le détail rapporté par Boris Bertolt est en apparence anodin, mais il revêt une signification politique considérable. Laurent Esso, personnage discret et peu adepte des téléphones personnels — il n'en posséderait d'ailleurs pas —, aurait formulé une consigne sans équivoque à sa secrétaire : ne plus jamais lui faire part des tentatives de contact émanant du SGPR.

Refuser de prendre les appels d'un pair peut relever du simple désaccord conjoncturel. Refuser d'en être seulement informé, c'est une autre dimension : c'est signaler une rupture, poser une distance délibérée et symbolique vis-à-vis d'un interlocuteur dont on ne veut plus.

Laurent Esso et Ferdinand Ngoh Ngoh sont deux des figures les plus puissantes de l'appareil d'État camerounais. Le premier, ministre d'État et Garde des Sceaux depuis de nombreuses années, est l'un des plus anciens fidèles du président Paul Biya et détient les clés de la Justice nationale. Le second, Secrétaire Général de la Présidence de la République, occupe une position stratégique qui fait de lui l'un des hommes les plus influents du pays, certains l'ayant longtemps présenté comme le véritable maître des horloges de Yaoundé.

Que ces deux hommes semblent traverser une zone de turbulences dans leurs relations n'est pas une information anodine. Dans un système où les équilibres de pouvoir se jouent souvent dans les couloirs et les silences, une telle brouille — si elle est avérée — pourrait avoir des répercussions bien au-delà du simple cadre protocolaire.

Le lanceur d'alerte Boris Bertolt s'est imposé ces dernières années comme l'une des voix les plus redoutées dans les arcanes du pouvoir camerounais. Ses révélations, souvent inhabituelles dans leur précision et leur caractère intime, ont régulièrement alimenté le débat public sur la gouvernance et les rivalités au sein de l'élite dirigeante. Sans être systématiquement vérifiables dans l'immédiat, ses informations ont fréquemment été corroborées par la suite des événements.

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