L’affaire de la gestion au port autonome de Douala fait du bruit jusqu’au-delà même des frontières nationales. Les États-Unis estiment que les plus de 50 milliards de francs CFA investis par le directeur du port Cyrus Ngo’o pour la sécurisation du port n’ont strictement servi à rien. Boris Bertolt fait le résumé.
Les États-Unis ont décidé de renforcer les contrôles visant les navires qui font escale au Cameroun. Car le gouvernement de Donald Trump pense que les installations portuaires au port autonome de Douala n'offrent pas un niveau de sûreté suffisant.
Ainsi à partir du 25 février 2026, tout navire passé par le Port autonome de Douala (PAD) devra appliquer des mesures de sécurité renforcées avant de pouvoir accoster aux États-Unis.
Ce qui veut dire que tout navire en provenance du Cameroun sera soumis à des contrôles de sécurité et une vigilance accrue dans un contexte où le Cameroun est désormais perçu comme une plaque tournante du trafic de drogue.
Cette décision a été prise par la United States Coast Guard. Or, depuis 5 ans, le port autonome de Douala, sous la direction de Cyrus Ngo’o a investi des dizaines de milliards, officiellement pour la sécurisation du port de Douala.
L’on sait par exemple qu’une partie de l’argent s’est retrouvée dans les paradis fiscaux au Liechtenstein et en Suisse. Près de 50 milliards de francs CFA ont été injectés par Cyrus Ngo’o ces cinq dernières années pour la sécurité au port de Douala. Les résultats sont là : un échec.
Ndlr, c’est une sortie qui n’arrange pas vraiment les choses pour Ngo’o qui était déjà sur toutes les lèvres ces derniers jours. À cette allure, le patron du port pourrait sauter rapidement, surtout si les USA se mêlent de l’affaire.