Scandale : les organes d'un corps disparus à l'hôpital général de Yaoundé

Parties Du Corps Disparues Corps humain

Wed, 25 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

Comment expliquer ce tel manquement alors que la famille croyait que le corps sans vie de leur proche était en sécurité sur les lieux ? Réponse difficile à trouver. L'hôpital général de Yaoundé est au cœur d'un nouveau scandale. Détails donnés par le lanceur d'alerte Paul Chouta.

Ce qui devait être un dernier voyage vers la terre des ancêtres a tourné au film d’horreur. Une famille camerounaise, déjà terrassée par la perte brutale d’un fils à l’hôpital général de Yaoundé, affirme avoir découvert l’impensable en ouvrant la housse mortuaire : le corps aurait été vidé de ses organes vitaux.

Tout commence par une procédure banale. Pour permettre le transfert de la dépouille vers Bangangté, la famille sollicite les services de la morgue de l’hôpital. Contre la somme de 15 000 francs CFA, les employés s'occupent de la toilette et de la mise en housse. Rien ne laisse présager le traumatisme qui attend les proches au bout de la route.

C’est au moment de préparer les obsèques que la vérité éclate. En ouvrant la housse, la famille fait un constat effrayant : le corps présenterait des traces d'éviscération. Selon leurs déclarations, le cerveau et les reins auraient été retirés en secret avant le départ de la capitale.

« Mon petit frère est mort ce jour à l'hôpital général de Yaoundé puisqu'il avait fait les selles, on a demandé aux employés de la morgue de le nettoyer afin qu'on puisse voyager avec lui pour le village à Bangangté. Ils ont exigé de payer 15 000 francs pour la toilette et la housse, ce qu'on a payé. Mais curieusement, lorsqu'on arrive à Bangangté, on ouvre la housse et constate qu'il ont retiré les reins et le cerveau », confie une source familiale.

À la question de savoir si elle a vécu la scène de Yaoundé jusqu'à Bangangté, elle rassure que c'est elle qui a transporté le corps de Yaoundé pour Bangangté. « Nous avons payé pour qu'il parte dignement. Mais arrivés à Bangangté, le choc a été total », confie un autre proche sous le sceau de l’émotion.

Comment un établissement de cette envergure peut-il être le théâtre d'une telle profanation ? S'agit-il d'un trafic d'organes organisé au sein même des services mortuaires ou d'une dérive isolée d'employés peu scrupuleux ? Qui a opéré l'enfant en cachette ? Où sont passés les organes prélevés ? L’hôpital général peut-il garantir l'intégrité des dépouilles qui lui sont confiées ?

Cette affaire soulève une vague d'indignation et pose des questions de sécurité sanitaire et éthique majeures. La famille, dévastée, réclame aujourd'hui que toute la lumière soit faite. Entre douleur et colère, le cri de Bangangté résonne jusqu’aux oreilles du ministère de la Santé.

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