Nouvel appel à la mobilisation lancé par Issa Tchiroma Bakary. Le candidat à l’élection présidentielle d’octobre passé milite pour un Cameroun nouveau. Dans sa nouvelle sortie, il est catégorique.
Camerounaises, Camerounais, très chers Camerounais du monde, vous suivez, comme moi, la descente aux abîmes de votre pays d’origine. Le péril inacceptable de la terre natale de beaucoup d’entre vous, celle du cordon ombilical, notre Cameroun. En ces premières semaines de l’année 2026, les tares et manquements graves accumulés sur une longue durée se sont encore amplifiés. Sur le plan économique, tous les signaux ont dépassé le rouge. L’État est en faillite technique. Mauvais payeur chronique, il contracte, tous les jours, des prêts à l’infini et brade même pour cela des ressources stratégiques.
Les populations camerounaises en ressentent les conséquences dans leur chair, au quotidien. Leur avenir est plombé : retards d’infrastructures routières et d’équipement ; des milliers de Camerounais meurent faute de soins ; déficit énergétique persistant. Une crise profonde de la gouvernance s’ajoute à ces malheurs. Le Cameroun n’est plus dirigé. Il est confisqué par le trafic des « hautes instructions ». Au sommet de l’État, il n’y a plus de gouvernement : c’est la guerre des chefs de clans.
L’honneur de notre nation est bafoué par une crise morale : qui n’a pas été choqué par les images de l’intimité présidentielle dévoyée et la légèreté des mœurs triomphante au sommet de l’État ? Quel exemple pour la jeunesse ? La répression sévit. Il suffit pour s’en convaincre de considérer le nombre de victimes de la répression post-électorale : des disparus, une cinquantaine de morts, plus de 3 000 personnes arrêtées, des détenus de tous âges croupissent sans aucun jugement dans les geôles de cet État barbare. Ils sont affamés et privés de soins, de repas et de visites. Ne restons pas couchés face à ce bateau qui chavire. Relevons la tête face à ce pouvoir usurpateur qui a pris notre Nation de baroudeurs en otage. Une solution existe, et c’est celle que vous avez choisie, en votant pour mon programme de transition par une écrasante majorité le 12 octobre 2025.
J’en appelle, tout d’abord, à votre générosité pour fournir, par vos dons, aide et assistance en particulier à tous ces enfants de la République privés, victimes de la sanglante répression du régime, victimes de la crise post-électorale, enfermés par milliers dans des lieux de détention à travers le pays. Ils ont besoin du soutien et du réconfort de chacun d’entre nous.
J’en appelle également à votre mobilisation. Vous qui vivez loin de la terre natale mais portez le Cameroun à cœur. Vous qui, bien que possédant la pluri-nationalité, œuvrez chaque jour pour le Cameroun. Vous, qui êtes ingénieurs à la Nasa ou à la Silicon Valley, médecins, personnels médicaux, chercheurs, enseignants, cadres, journalistes, employés, travailleurs, entrepreneurs et étudiants brillants, talentueux et ingénieux à travers le monde.
Nous devons, ensemble, transcender nos divergences, différences et contradictions pour une cause commune : l’intérêt supérieur du Cameroun. Je vous appelle, par conséquent, à vous impliquer concrètement dans la bataille pour le palais d’Etoudi. Dans de brefs délais, mes équipes, qui travaillent sur la mise en place d’une Plateforme, communiqueront les modalités d’inscription. Vous y contribuerez, selon votre choix, vos compétences et talents. Je vous appelle, à mes côtés, à cet engagement pour un Cameroun nouveau.
Quand un peuple, uni, se lève, rien ne peut lui résister. Quand un peuple, rassemblé, est debout, il prend enfin sa place. Vive le peuple camerounais. Vive le Cameroun.