La désormais "ancienne" Miss Cameroun, Josiane Golonga Harangada, traverse un moment compliqué. Des captures d'écran de sa discussion WhatsApp ont fuité, montrant ce que la reine de beauté confie souvent à son interlocutrice et qui porte sur ses relations amoureuses et intimes avec des personnalités bien en vue dans le pays. Cela n'arrange vraiment rien pour celle qui vient d'être destituée.
L'affaire est grave, la plus belle femme du pays, selon le Comité d'organisation Miss Cameroun (Comica), n'avait plus la tête aux obligations auxquelles elle était tenue vis-à-vis du Comité consécutivement à la couronne remportée en juillet 2025. Elle n'était plus joignable, n'était pas présente pour les projets qui nécessitaient qu'elle soit là, ne se préoccupait plus des engagements qu'elle avait pourtant accepté de tenir, etc.
Selon le Comica, sa vie privée a fini par prendre le dessus sur ses obligations professionnelles. La Miss Cameroun est accusée de vouloir faire des hommes célèbres du pays ses pigeons. Elle a accepté, en se fiant aux preuves de conversations publiées, de donner son corps aux boss du pays en contrepartie de plusieurs millions de francs CFA, une somme qu'il lui était difficile d'obtenir avec le Comica et les activités programmées pour elle.
Même le fait de savoir que la première dame, Chantal Biya, avait un intérêt non négligeable pour cet événement culturel et artistique qu'est Miss Cameroun, n'a pas dissuadé Josiane Golonga de défiler. Le lanceur d'alerte N'zui Manto, connu pour la véracité de ses infos données en primeur, a fait un direct sur le sujet. Dans celui-ci, il a confirmé la version donnée ci-dessus.
Dans la foulée, plusieurs journalistes et communicants ont décidé de saisir une opportunité qui s'est créée, selon eux. « Lorsque je ne me prononce pas sur un sujet, ce sujet devient une aubaine. Ils me détestent tous, mais me suivent tous », fait remarquer Manto, parlant plus précisément de Bruno Bidjang, Raoul Christophe Biya et d'Ernest Obama.
Manto les qualifie de « femmes » et leur dit : « Je vous ai enrichies lors de l'élection présidentielle. Lorsque dans mes sorties, je mentionne une personnalité publique, de surcroît un banquier (le DG de la BGFIBank, un des hommes que la Miss Cameroun a ciblé, ndlr), c'est du pain béni pour vous de vous faire de l'argent ».
En effet, les trois hommes de média se sont exprimés sur l'affaire, eux tous défendant avec corps et âme le directeur général de la banque susmentionnée. S'agissant de Bruno Bidjang, il explique par exemple qu'il a pris le temps de lire et de relire les supposées captures d'écran attribuées à l'ex-Miss Cameroun concernant Abakal Mahamat. « À ce stade, je ne vois rien. Rien de concret. Rien de compromettant. Rien qui puisse objectivement établir l'existence d'une quelconque relation intime entre les deux. Ce que je constate, en revanche, c'est qu'Abakal Mahamat a publiquement adopté une posture de grand frère dès l'élection de la jeune dame. Il ne s'est jamais caché. Elle était présente à plusieurs événements organisés dans leur région d'origine, dans un cadre social, communautaire et parfaitement visible », note Bidjang.
Le genre de communication (ou d'atalakou si vous voulez) parfaite à remonter le moral du richissime Abakal dans une situation bouleversante et qui pourrait l'aiguillonner à sortir son portemonnaie. Comme le dirait quelqu'un, on sait qui est qui dans ce pays.