C’est une question sur laquelle le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o Fils, était beaucoup attendu. David Pagou a remplacé le Belge Marc Brys à la tête de la sélection nationale camerounaise, non pas sans provoquer des bruits, des incompréhensions et des doutes liés à sa capacité à faire performer cette équipe assez exigeante.
Contre toute attente, lorsque le pouvoir est revenu à Samuel Eto’o (qui l’avait quelque peu perdu dans sa guéguerre avec le ministre des Sports), il a fait de Pagou son homme. C’est celui sur qui il a voulu compter pour la précédente Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025) qui s’est jouée au Maroc, remportée par le Sénégal.
Même si les Lions indomptables ont été éliminés à l’étape des quarts de finale par l’équipe organisatrice, les poulains de David Pagou ont déroulé un bon jeu, montré de belles choses par séquence. Même en l’absence des tauliers (Vincent Aboubakar, Michael Ngadeu-Ngadjui, André Onana, Choupo-Moting, Martin Hongla et Cie), l’équipe n’a pas semblée trop fébrile.
Heureusement d’ailleurs pour le duo David Pagou et Samuel Eto’o qui était observé. Le ministère des Sports, dirigé par Narcisse Mouelle Kombi qui représente directement l’État et celui à qui la Fecafoot doit rendre compte, attendait certainement de voir comment cela allait se passer avant d’agir ou de réagir.
Il y a quelques heures, Samuel Eto’o a évoqué le contrat de David Pagou. Lorsque j’ai renouvelé le contrat de David Pagou, dit-il, le sélectionneur m’a dit : « Président, c’est beaucoup ».
L’ancien numéro 9 de la sélection confirme alors lui avoir répondu que si la Fédération disposait de davantage de moyens, il lui aurait accordé encore plus.
Car s’il est possible de dépenser des milliards de francs CFA pour rémunérer « un entraîneur étranger incompétent », alors « il est légitime d’investir des milliards de francs CFA pour valoriser un entraîneur camerounais compétent ». Une pique (qui pourrait s’avérer risquée) à l’ancien policier Marc Brys, devenu sélectionneur et qui n’a pas encore oublié son passage du côté du Cameroun où il n’a jamais eu la main libre.