Une bonne nouvelle pour les jeunes vient de tomber

Jeune Sun Emploi pour les jeunes

Mon, 2 Mar 2026 Source: L’Indépendant N°1007 du lundi 2 mars 2026

Le conseil de cabinet du 26 février 2026 au Cameroun a principalement focalisé son attention sur la mise en œuvre sans délai d’initiatives pour la jeunesse.

Jeudi dernier, la mise en œuvre du Plan spécial impulsé par le président de la République était à nouveau au centre du Conseil de Cabinet présidé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute. Dans le cadre de la promotion de l’emploi des jeunes au Cameroun, les initiatives ne manquent pas. Plusieurs départements ministériels et différentes administrations sont ainsi à la manœuvre pour assurer, notamment, l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. Mais le ministre des Finances, Louis Paul Motaze a fait le constat selon lequel « que ce n’est pas assez ». Le Minfi s’exprimait ainsi dans le cadre de la continuité de la rencontre du mois dernier, à savoir le Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes.

Au cours du conseil de cabinet du mois de février, le message aura été clair : il faut aller plus vite dans la mise en œuvre de cet outil, afin de concrétiser l’engagement pris par le chef de l’Etat, Paul Biya, le 6 novembre 2025 lors de son allocution d’investiture à la magistrature suprême. Un engagement réitéré dans son discours à la jeunesse du 10 février dernier. Le 26 février 2026, deux membres du gouvernement ont exposé sur la situation et formuler des propositions pour le succès de l’opération.

Le patron des Finances, Louis Paul Motaze, a ainsi expliqué que ce Plan constituait « une rupture nette avec les mesures diffuses du passé. Il repose sur une approche structurée, financée et mesurable, caractérisée par une convergence inédite entre le budget de l’État, la fiscalité et les secteurs productifs ». L’ancien ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) a rappelé que diverses incitations fiscales ont été créées à cet effet, notamment des exemptions des charges fiscales et patronales et des exemptions d’impôt de 20 %.

Par ailleurs, la loi de finances 2026 a consacré la création d’un Fonds spécial de financement pour la promotion de l’emploi des jeunes avec une enveloppe initiale de 50 milliards de francs CFA.

« Les équipes chargées de son implémentation sont à pied d’œuvre pour identifier les axes d’intervention, les guichets et les modes opératoires en vue d’un démarrage imminent des activités », a indiqué Louis Paul Motaze. À sa suite, le ministre par intérim de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minefop), Mounouna Foutsou, a présenté les mesures envisageables en vue de renforcer les mécanismes existants. Il pense surtout au nouveau programme baptisé « Un jeune, un métier, un emploi », en abrégé (Jeme), qui vise l’employabilité des jeunes.

Il est question de donner à chaque jeune camerounais les moyens de construire sa vie par le travail et le savoir-faire. D’une valeur de 17,720 milliards de francs CFA, Jeme s’inspire du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique qui a démontré la force du modèle : formation, insertion et accompagnement communautaire dans le secteur agropastoral. Elle vise à renforcer la formation professionnelle comme levier de compétitivité et d’inclusion.

Concrètement, le projet ambitionne accueillir des jeunes déscolarisés ou peu instruits, dans des centres de formation de proximité pour des apprentissages pratiques, modulaires et certifiantes à travers le pays ; de mettre en place des chantiers-écoles et fermes écoles qui permettront aux jeunes d’apprendre en travaillant, dans une logique « apprendre pour faire, faire pour vivre ». Le projet Jeme vise également à créer des espaces numériques communautaires et des formules d’apprentissage mobile pour ouvrir la voie à de nouveaux métiers, accessibles même depuis les zones enclavées.

L’opération Jeme ne se limite pas à former et à insérer des jeunes, elle permet de reconstruire un lien social et économique et crée un écosystème où l’État, les collectivités, les entreprises, les familles et les communautés locales œuvrent ensemble pour une même mission : donner une chance à chacun. En tant que tel, « un jeune, un métier, un emploi » se veut une main tendue, un levier d’autonomie et un pont entre l’école et la vie active et un projet tourné vers l’avenir avec une promesse de dignité, d’équité et de prospérité.

Source: L’Indépendant N°1007 du lundi 2 mars 2026