DOCUMENT EXCLUSIF – Condamné pour filouterie de loyers, Théophile Awana accusait pourtant Eto'o de vouloir le faire arrêter

Theophile Awana Image illustrative

Tue, 3 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

Pendant que Félix Angelin Théophile Awana se permettait d'aller sur les plateaux de télévision critiquer Samuel Eto'o, président de la Fécafoot, un jugement rendu par le Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou le 18 juin 2023 le déclarait coupable de filouterie de loyers en vertu des articles 74 et 322-1 du Code pénal camerounais. Un document judiciaire officiel, dont Camerounweb a obtenu copie, certifié conforme le 22 août 2025 par le Greffier en Chef Ndongo Poute Patrick Thierry, administrateur des Greffes diplômé de l'ENAM.

Aux termes de ce jugement, le tribunal a condamné Félix Angelin Théophile Awana à payer une amende de 100 000 francs CFA, ainsi qu'à verser à la plaignante, dame veuve Ouambo née Ngamougne Thérèse, la somme totale de 9 400 000 francs CFA à titre de dommages et intérêts, décomposés en 8 400 000 francs d'arriérés de loyers impayés et 1 000 000 de francs de frais de procédure et honoraires d'avocat. Le tribunal a en outre décerné un mandat d'incarcération contre lui et fixé à 18 mois la durée de la contrainte par corps, en cas de non-exécution.

Le même jugement ordonne l'expulsion de Félix Angelin Théophile Awana et de tous les occupants de son chef de l'appartement situé au quartier Anguisse, appartenant à la succession Ouambo Jean. Une décision rendue contradictoirement à l'égard de la partie civile, par défaut contre le prévenu, ce dernier n'ayant même pas jugé utile de se présenter à l'audience. Seul le conseil de la plaignante était présent ce jour-là.

Ce qui choque dans cette affaire, c'est le contraste saisissant entre le comportement judiciaire de cet homme et son exposition médiatique. Alors qu'il était sous le coup d'une condamnation pour non-paiement de loyers, Théophile Awana multipliait les apparitions sur Canal 2 et d'autres chaînes pour attaquer Samuel Eto'o, laissant entendre que le président de la Fécafoot cherchait à le faire arrêter pour des raisons politiques. Il aurait même produit, selon nos informations, des factures de garnitures de sa femme pour tenter de se justifier. La réalité judiciaire est tout autre : c'est une veuve camerounaise qui l'a traduit en justice pour avoir occupé son bien sans payer.

Cette révélation interpelle directement les médias camerounais, et notamment les chaînes de télévision qui ont offert une tribune à cet individu sans vérifier son casier judiciaire. Inviter quelqu'un à insulter et diffamer le président de la Fécafoot, sans savoir — ou sans vouloir savoir — qu'il est lui-même condamné par la justice camerounaise pour escroquerie locative, pose de sérieuses questions sur la rigueur éditoriale de certains plateaux. La liberté d'expression ne saurait être un bouclier pour les personnes condamnées par les tribunaux.

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