URGENT - Affaire Martinez Zogo : Paul Biya informé d'un plan de libération d’Amougou Belinga révélé

Zogo Et Belinga Sur Une Photo La famille de Martinez Zogo dénonce une tentative de libération d’Amougou Belinga

Fri, 6 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

L’information est contenue dans une lettre que la famille de notre confrère a adressé au président Paul Biya et dont la rédaction de CamerounWeb a obtenu copie. Dans ce courrier, les proches de la victime dénoncent ce qu’ils considèrent comme des manœuvres visant à obtenir la remise en liberté de l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga, principal inculpé dans l’affaire de son assassinat.

Tout en saluant notamment la décision présidentielle de confier l’enquête à une commission mixte de haut niveau, une démarche qui, selon elle, a permis d’établir les faits et d’identifier des responsabilités dans cette affaire qui a profondément marqué l’opinion publique camerounaise, la famille estime que l’ouverture du procès constitue une étape majeure dans la quête de vérité et de justice. Elle estime que cette procédure reflète l’engagement des autorités en faveur d’une justice indépendante et crédible.

Cependant, la famille se dit aujourd’hui préoccupée par des informations faisant état de tentatives d’influence visant à obtenir la libération de Jean-Pierre Amougou Belinga. Selon elle, certaines personnalités agiraient « dans l’ombre », mobilisant leurs réseaux pour peser sur le cours de la justice.

Dans ce courrier adressé à Paul Biya, les proches de Martinez Zogo redoutent aussi qu’une telle évolution ne compromette les efforts entrepris pour faire toute la lumière sur ce crime et garantir un procès équitable. Ils appellent ainsi le président de la République à rester vigilant afin de préserver l’indépendance de la procédure judiciaire.

« Rien ni personne ne doit compromettre le travail du juge d’instruction ni saper la crédibilité du processus engagé », insiste la famille dans sa correspondance.

Le rôle d'Amougou Belinga dans l'assassinat de Martinez Zogo

Les vérités commencent par sortir. Elles sont choquantes et en même temps plausibles. L'animateur Salomon Arsène Mbani Zogo, dit Martinez Zogo, est mort dans d'atroces souffrances. Nul besoin de le rappeler, l'homme de média a été kidnappé, torturé à outrance avant de rendre l'âme et son corps jeté dans un quartier peu habité à Yaoundé.

C'est l'histoire d'un chasseur d'informations qui voulait que son pays avance. Les prévaricateurs de la fortune publique, il avait une sainte horreur de leur tête. Martinez Zogo faisait des révélations à couper le souffle sur la gestion scandaleuse des fonds publics au sommet de l'État. À plusieurs reprises, avant son assassinat, il avait déjà évoqué les noms de Louis Paul Motaze, Laurent Esso, Ferdinand Ngoh Ngoh, Maxime Eko Eko et en l'occurrence Jean-Pierre Amougou Belinga.

Quel rôle a joué l'homme d'affaires Belinga dans ce crime odieux qui n'a pas encore fini de faire parler. Révélations de Paul Chouta.

Le rideau est levé. Ce ne sont pas les rumeurs qui ont conduit les puissants d'hier à Kondengui, mais une accumulation de preuves matérielles et de dénonciations croisées contenues dans l'ordonnance nº15/ORD/JI.NDZIE/TMY. Voici la vérité crue, extraite des dossiers d'instruction.

Jean-Pierre Amougou Belinga, le financier du "silence". Le PDG du groupe L'Anecdote clame son innocence, mais les confrontations racontent une tout autre histoire. Le contrat de 2 millions : le Lieutenant-Colonel, Justin Danwe, a maintenu, les yeux dans les yeux, qu'Amougou Belinga lui a confié la mission de faire taire Martinez Zogo.

Le 29 décembre 2022, Amougou Belinga confie à Justin Danwe cette mission. Il remet immédiatement 2 millions de francs CFA pour le lancement de l'opération. Le 16 janvier 2023, les caméras de vidéosurveillance filment Justin Danwe au bureau d'Amougou Belinga pour confirmer que le commando est prêt.

Martinez Zogo est enlevé et subit un « traitement de choc » (fusil VZ-58, teaser à décharge électrique, cutters, câbles, mutilations, sévices barbares). Le 18 janvier 2023, Danwe retourne au bureau d'Amougou Belinga pour rendre compte de la réussite de la mission.

L'aveu de proximité, pour justifier ces flux d'argent, Amougou Belinga évoque de simples « libéralités » envers un ami. Une générosité qui, selon l'instruction, masque la complicité d'un crime.

Source: www.camerounweb.com