5 petites choses que tout le monde ignore sur la journée du 8 mars

Femmes Valeureuses Camerounaises 8 mars

Wed, 11 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

Jean Ediegnie aborde cinq petites choses qui sont ignorées sur la Journée internationale de la femme célébrée chaque 8 mars. Le communicateur passe par son canal Facebook pour en parler.

Mes chers compatriotes, ce 8 mars, le Cameroun, comme le reste du monde, célèbre la Journée internationale de la femme. Une journée que beaucoup de femmes attendent avec impatience depuis plusieurs semaines : les pagnes ont été cousus, les groupes constitués, les programmes préparés.

À Yaoundé, comme le veut la tradition, le point culminant de la célébration sera le grand défilé au Boulevard du 20 mai, généralement présidé par la Première dame Chantal Biya, aux côtés des autorités administratives.

Dans toutes les régions du pays, les femmes sortiront donc en nombre pour défiler, célébrer, festoyer et marquer leur présence dans l’espace public. Mais avant que les cabarets ne s’ouvrent, avant que les réunions festives ne commencent, avant que les pagnes ne prennent toute la vedette, il est peut-être utile de rappeler quelques petites choses essentielles que beaucoup ignorent sur le 8 mars.

Parce que derrière la fête, il y a aussi une histoire, un sens et un combat. Voici donc 5 petites choses que la plupart des gens ignorent (ou oublient) sur la Journée internationale de la femme.

Le 8 mars n’est pas une fête à l’origine. Contrairement à ce que beaucoup pensent, le 8 mars n’a jamais été conçu comme une fête. C’est d’abord une journée de revendication. Elle trouve son origine dans les luttes des ouvrières au début du XXᵉ siècle : meilleures conditions de travail, droit de vote, égalité salariale, reconnaissance sociale. C’est pour cette raison que les Nations unies ont officialisé la Journée internationale des droits des femmes en 1977. Autrement dit, le 8 mars est d’abord une journée de combat social, pas une journée de cabaret.

Dans beaucoup de pays, cette journée est surtout intellectuelle. Dans plusieurs pays, le 8 mars ressemble davantage à des conférences, des débats sur les droits des femmes, des tables rondes sur l’égalité, des programmes éducatifs. Les universités, les institutions et les ONG organisent des discussions sur l’autonomie économique, la participation politique, l’accès à l’éducation, la lutte contre les violences

Chez nous malheureusement, la dimension festive a largement pris le dessus.

La journée internationale de la femme ne consiste pas à s’opposer aux hommes. Une confusion fréquente existe. Le 8 mars n’est pas une guerre contre les hommes. C’est une journée pour réfléchir aux inégalités, améliorer la condition des femmes, construire une société plus équilibrée. Dans une société africaine encore largement patriarcale, ces discussions sont essentielles.

Mais l’objectif n’est pas de créer un conflit. L’objectif est de construire une société plus juste pour tous. Le pagne du 8 mars n’est qu’un symbole. Chaque année, l’État lance un pagne officiel du 8 mars.

Beaucoup de femmes se mobilisent pour acheter le pagne, coudre des tenues, préparer le défilé. Mais il faut se rappeler une chose simple, le pagne est un symbole, pas l’essence de la journée. Le véritable enjeu du 8 mars est ailleurs : l’éducation, l’entrepreneuriat, l’autonomie financière, la participation aux décisions.

Les hommes ne sont pas les ennemis du 8 mars. Contrairement à ce que certains pensent, les hommes ont aussi un rôle dans cette journée. Car dans la réalité, beaucoup d’hommes financent les pagnes, organisent les transports, participent aux célébrations. Mais au-delà de cela, ils doivent surtout, soutenir l’éducation des filles, encourager l’entrepreneuriat féminin, respecter les droits des femmes, favoriser l’égalité dans les familles.

Source: www.camerounweb.com