Cabral Libii a pris un milliard chez Paul Biya: nouveau rebondissement dans le dossier

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Thu, 12 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

La réaction ne s'est pas fait attendre. À peine la plainte déposée par Cabral Libii Li Ngue Ngue et ses co-plaignants connue du public, Mang Jacques Bertrand est sorti du silence — non pas pour s'en inquiéter, mais pour savourer le moment. Sur les réseaux sociaux, le mis en cause a réagi avec une ironie décomplexée qui en dit long sur l'état d'esprit dans lequel il aborde cette nouvelle phase judiciaire :

« Et dire que les gars chantaient partout partout comment je suis un fou !! Waaarrrhhh La Feymania. »

La pique est bien calculée. Pendant des semaines, lorsque Mang Jacques Bertrand affirmait publiquement détenir une vidéo montrant Cabral Libii recevoir un milliard de francs CFA du ministre Grégoire Owona en échange de sa reconnaissance de la victoire de Paul Biya à la présidentielle d'octobre 2025, ses détracteurs balayaient ses allégations d'un revers de main. Il était traité d'affabulateur, de provocateur, voire de fou.

Aujourd'hui, le même Cabral Libii — accompagné de Batoum Jean-Louis, Messey Frantz Fritz et Nguedjo Clotaire — a jugé nécessaire de mandater le Cabinet d'Avocats BEBE pour porter plainte contre lui devant le Délégué Régional de la Sûreté Nationale du Littoral. Une démarche officielle, enregistrée, documentée — et qui, aux yeux de Mang, constitue la meilleure validation possible de ses accusations.

La réaction de Mang s'inscrit dans une rhétorique désormais classique des affaires de diffamation politique : on ne poursuit pas en justice un homme dont les propos sont faux — on le contredit. On le poursuit quand ses propos font mal parce qu'ils touchent juste. C'est le sous-texte de son « La Feymania » — terme camerounais qui désigne à la fois la ruse, le talent à déjouer les pièges et la capacité à retourner une situation défavorable à son avantage.

L'affaire est désormais entre les mains de la Sûreté Nationale du Littoral, qui devra notamment requérir auprès de l'ANTIC la certification des contenus diffusés. Mang Jacques Bertrand affirme détenir des preuves. Les plaignants affirment qu'il ment. La procédure judiciaire, elle, dira qui avait tort — et qui était vraiment fou.

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