URGENT: Des gendarmes saccagent les bureaux de la MAETUR-Littoral, arrêtent et extorquent 9 agents — le Colonel Otoulou en cause (vidéo)

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Thu, 12 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

Un incident d'une extrême gravité s'est produit dans les locaux de la Mission d'Aménagement et d'Équipement des Terrains Urbains et Ruraux du Littoral (MAETUR-Littoral) à Douala. Selon des informations concordantes, des éléments de la gendarmerie, agissant sur instruction du Colonel Otoulou, ont fait irruption dans les bureaux de cet établissement public — bras opérationnel de l'État camerounais en matière d'aménagement urbain — dans des conditions qui s'apparentent à une véritable expédition punitive.

Le bilan matériel et humain est lourd. Selon les informations recueillies, les gendarmes ont fracassé mobiliers et équipements — bureaux, portes, chaises — avant de s'en prendre aux documents administratifs, dont une partie aurait été détruite sur place. Au terme de l'opération, 9 agents de la MAETUR-Littoral ont été interpellés et conduits dans les locaux de la gendarmerie.

Plus grave encore : ces agents auraient, selon des témoignages, été libérés après extorsion — sous-entendu, contre le versement de sommes d'argent non précisées. Une pratique qui, si elle est avérée, constituerait non seulement une violation flagrante des droits des personnes arrêtées, mais également une infraction caractérisée au Code pénal camerounais.

La MAETUR, une institution publique au cœur des grands chantiers de l'État

L'établissement ciblé n'est pas une structure quelconque. La MAETUR est l'instrument de l'État camerounais pour l'aménagement des terrains urbains et ruraux. Forte de plus de 60 000 parcelles produites et d'espaces abritant près de deux millions de citadins dans 15 villes du pays, elle est aussi maître d'ouvrage délégué sur des chantiers d'envergure nationale : l'autoroute Yaoundé-Nsimalen, le nouveau centre administratif d'Etoudi, ou encore le développement du quartier Olembé à Yaoundé. S'en prendre physiquement à ses locaux et à ses agents, c'est donc frapper une institution de l'État.

Les motifs ayant conduit le Colonel Otoulou à ordonner une telle opération n'ont pas encore été rendus publics. Aucun mandat de perquisition n'a été évoqué dans les informations disponibles. L'affaire soulève des questions urgentes sur la chaîne de commandement ayant autorisé cette intervention, sur la destruction de documents administratifs appartenant à l'État, et surtout sur les conditions dans lesquelles les 9 agents ont été libérés.

La hiérarchie militaire et les autorités de tutelle de la MAETUR doivent des explications.

Source: www.camerounweb.com