Danger à Etoudi : une révolte brutale se prépare

Palais Presidentiel Detoudi Appel à un réveil

Mon, 16 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

Il est temps de donner une chance au Cameroun. Pas une chance abstraite, pas une promesse en l’air, mais une chance réelle, quotidienne, enracinée dans une démocratie sociale qui protège, qui élève, qui rassemble. Ces propos sont du journaliste, écrivain, politologue et homme politique, Vincent Sosthène Fouda. Il ne s’arrête pas là.

Une démocratie qui ne se contente pas de proclamer la volonté du peuple, mais qui la fait vivre dans chaque quartier, chaque village, chaque foyer. Une démocratie qui reconnaît la valeur de la vie privée, la sacralité de la propriété privée, et la nécessité d’une justice égale pour toutes et tous.

Les richesses du Cameroun ne sont pas des trophées pour quelques-uns. Elles ne sont pas des butins à partager entre initiés. Elles sont le patrimoine commun de trente millions de femmes et d’hommes qui travaillent, espèrent, inventent, et qui ont droit au bien-être, à la sécurité, à la dignité. Le Cameroun n’est pas pauvre : il est appauvri. Et cela, nous le savons désormais trop bien.

On peut tromper tout un peuple en même temps, mais pas tout le temps. L’histoire finit toujours par rattraper les illusions, les mensonges, les mascarades. Les spécialistes de la reptation, ces virtuoses du contournement, ces Tartuffe d’un autre genre, sentent venir leur propre finitude. Ils découvrent qu’ils ne sont ni immortels, ni omniscients, ni omniprésents. Ils ont un ventre, une tête, deux jambes — comme tout le monde. Ils n’ont pas fait des centaines d’enfants pour occuper tous les postes, ils ne peuvent pas surveiller chaque souffle, chaque geste, chaque rêve des trente millions de Camerounaises et de Camerounais que nous sommes.

Le temps de la confiscation touche à sa limite. Le temps du peuple s’ouvre. Car un pays ne tient pas par la peur, mais par l’adhésion. Il ne se construit pas par la ruse, mais par la confiance. Il ne se développe pas par l’accaparement, mais par le partage. Ce pays, notre pays, ne demande qu’à respirer, qu’à se relever, qu’à se réinventer. Et cela ne viendra ni d’un miracle, ni d’un sauveur, ni d’un décret tombé d’en haut. Cela viendra de nous.

De notre courage à dire non. De notre capacité à dire oui. Oui à la justice. Oui à la solidarité. Oui à la dignité. Oui à un Cameroun qui se regarde enfin dans le miroir de ses propres promesses.

Nous sommes trente millions. Trente millions de forces, de talents, de mémoires, de colères, d’espérances. Trente millions de raisons de ne plus laisser notre destin être confisqué. Trente millions de voix pour dire que le Cameroun mérite mieux que la résignation, mieux que la peur, mieux que la répétition du même.

C’est à nous, désormais, de donner une chance à ce pays. Une chance vraie. Une chance durable. Une chance qui porte le nom de justice, de liberté, de fraternité — et de responsabilité collective.

Source: www.camerounweb.com