L'actualité du Sénat est actuellement marquée par une rumeur insistante : le remplacement de Marcel Niat Njifenji. L'homme politique, né à Bangangté et aujourd'hui âgé de 91 ans, a été directeur de société publique, ministre, député, maire. Président du Sénat depuis 2013, il a un long règne à la tête de cette institution incontournable dans la vie sociopolitique de l'État camerounais.
À la suite de plusieurs sessions, les parlementaires l'ont toujours élu, lui qui jouit d'une confiance absolue de Paul Biya, président de la République et patron du parti au pouvoir que sert Marcel Njifenji, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Le président de la chambre haute, comme son patron politique Biya, est frappé par le poids de l'âge. Ses apparitions publiques sont devenues si rares qu'on croirait qu'il n'existe plus.
Pourtant, il a été reconduit à son poste en mars 2025, malgré la fragilité physique qui le caractérise et qui alimente régulièrement les spéculations sur un renouvellement au sommet de l'institution, en même temps que le remaniement ministériel qu'on annonce depuis des années maintenant et qui ne devrait plus tarder.
Le Sénat, faut-il encore le rappeler, représente les collectivités territoriales décentralisées, notamment les régions et les communes, exerce des fonctions législatives, de contrôle de l'action gouvernementale et assure la stabilité des institutions. En cas de vacance à la présidence de la République, c'est le président du Sénat, selon la Constitution en vigueur, qui prend le pouvoir et assure l'intérim jusqu'à ce qu'une élection soit organisée.
L'heure serait arrivée, à en croire nos sources à la présidence de la République, pour que Marcel Niat Njifenji, cède sa place. À Aboubakary Abdoulaye ? Dans ce contexte de transition pressentie, le nom de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye revient avec insistance. Actuel premier vice-président du Sénat et lamido de Rey-Bouba, il est en fait celui qui assure déjà l'intérim opérationnel au perchoir.
L'homme est connu pour son expérience du terrain. Par exemple, il a conduit plusieurs sessions plénières et délégations officielles au nom du président titulaire tout au long de l'année 2025. Sa double casquette de chef traditionnel et de vice-président du Sénat lui confère une force, sans oublier qu'il est un haut cadre du RDPC, un cocktail de choses qui font de lui un candidat de consensus pour le pouvoir en place.
L'officialisation de la nouvelle ne devrait pas tarder. Elle viendrait ainsi parachever les 13 ans de service de Marcel Niat Njifenji qui irait ainsi se reposer et profiter de sa retraite auprès de sa famille. La balle est dans le cas de Paul Biya.
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