L'image circule et fait parler. On y voit Aboubakary Abdoulaye, désormais président du Sénat du Cameroun — mais aussi et surtout Lamido de Rey-Bouba, l'une des chefferies traditionnelles les plus puissantes d'Afrique subsaharienne —, recevoir en audience Franck Emmanuel Biya, conseiller spécial du chef de l'État et fils de Paul Biya.
Une rencontre dont la date exacte n'est pas précisée, mais dont la résonnance, à l'heure où Aboubakary Abdoulaye vient d'être porté à la tête de la chambre haute du Parlement, prend une dimension particulière. Dans un pays où les images des puissants qui se rencontrent se lisent comme des cartes politiques, cette photo dit, à sa manière, que les ponts entre le nouveau sommet institutionnel et la famille présidentielle étaient posés bien avant ce 17 mars 2026.
« Le changement tant souhaité est progressivement en cours de téléchargement », commente sobrement la source qui diffuse le cliché. Une formule qui, selon le camp où l'on se trouve, sonnera comme une promesse ou comme un avertissement.