Image illustrative généré par l'IA
Un acte de contrition rare dans la sphère numérique camerounaise. Aïcha Kamoise, blogueuse, a décidé de s'excuser publiquement auprès du gardien international camerounais André Onana et de son épouse, après avoir relayé sur les réseaux sociaux une information fausse concernant le couple — sans en avoir vérifié la véracité au préalable.
« J'ai vu un article circuler et je l'ai malheureusement relayé ». Dans un message adressé directement au portier de Trabzonspor, rendu public après un échange entre les deux parties, Aïcha Kamoise ne cherche pas à minimiser sa responsabilité. « Avec le recul, je me rends compte que tout ce qui s'est passé vient de mon manque de vérification. J'ai vu un article circuler et, sans prendre le temps d'en vérifier la véracité, je l'ai malheureusement relayé. Aujourd'hui, je regrette profondément ce geste. »
La blogueuse reconnaît avoir blessé « quelqu'un de profondément bon et d'extraordinaire », et s'en dit « sincèrement touchée ». Elle conclut par une promesse personnelle adressée au gardien : « Ton malheur ne passera jamais par moi. Ce n'a jamais été mon intention, et ça ne le sera jamais. »
Dans un environnement médiatique où les fausses informations circulent à grande vitesse sur les réseaux sociaux camerounais — souvent sans jamais être suivies de rectification —, la démarche d'Aïcha Kamoise détonne par sa sincérité et sa publicité. Elle aurait pu simplement supprimer la publication. Elle a choisi de s'expliquer, de reconnaître la faute et de s'excuser nommément, après avoir « eu l'occasion d'échanger » directement avec Onana.
Une leçon de responsabilité numérique — et un rappel que derrière les noms que l'on cite sur les réseaux sociaux, il y a des êtres humains, des couples, des familles.