Ngoh Ngoh a été un peu pressé et il a montré des signes d'impatience à occuper la chaise
Il est claire que chaque clan au sommet de l’État tire le drap de son côté pour espérer être le gagnant dans la course à la succession de Paul Biya lancé depuis l’annonce de la modification de la constitution et la création du poste de vice-président qui assurera l’intérim en cas de vacance de pouvoir. Quatre personnalités sortent du lot dans cette course à Étoudi. Il s’agit de la première Dame Chantal Biya, du ministre directeur de cabinet civil de la présidence Samuel Mvondo Ayolo, du ministre secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh et du DCCA, Oswald Baboke.
LE PLUS QUE PROBABLE PLAN DE SUCCESSION DE BIYA
À l'heure actuelle il n'y a personne de plus puissant que ces 4 personnes au Cameroun. Et le plus drôle c'est que les 3 hommes doivent leurs ascensions au sein du gouvernement à une seule personne : l'actuelle présidente du Cameroun.
Donc dites-vous bien qu’elle les maîtrise bien. Et la personne qui est son homme de confiance c'est le plus jeune. Et c'est lui qui lui a donné des garanties de préserver sa fortune et ses avoirs après Biya. Car Chantal n’est pas bête. Elle sait très bien qu'après Biya, elle ne pourra pas prétendre à continuer à régner. Il lui faut donc une personne, un homme qui sera la figure du pouvoir, lui permettant de garder son prestige et la sécurité de ses enfants.
Ferdinand Ngoh Ngoh a été un peu pressé et il a montré des signes d'impatience à occuper la chaise. Donc il est toujours dans l’appareil, mais n’est plus très fiable. Mvondo Ayolo traîne trop de scandales avec ses Ngas. Une femme pourra facilement le détourner et devenir un réel problème pour Chantal. Il ne reste que le Pasteur, qui est discret, sobre et mesuré dans tout ce qu'il fait. Et c'est un homme loyal.
Donc à moins qu'il n'y ait un séisme politique qui bouleverse l’ordre établi, les deux pions qui viennent d’être nommés au Sénat et à l'assemblée nationale, vont modifier la constitution, y créer le poste de vice-président, qui aura la prérogative d'assurer l'intérim du pouvoir en attendant que des élections soient organisées. Et ainsi purger la vieille classe politique qui a accompagné Biya pendant ses 43 années de pouvoir. Et installer un nouveau régime qui va faciliter la validation des élections qui seront organisées pour définitivement enterrer l’ère du Biyaisme.
Sebastien G. Eloundou
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