Datouo président de l'Assemblée : Jeune Afrique révèle comment la mère de Chantal Biya l'a propulsé au sommet

Theodore Datouo MAFIA Image illustrative

Wed, 25 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

Derrière l'ascension de Théodore Datouo au perchoir de l'Assemblée Nationale, une femme. Une seule, mais décisive. Dans un portrait exclusif publié ce 25 mars 2026, Jeune Afrique révèle le rôle central joué par Rosette Ndongo Mengolo — maire de Bangou et mère de la Première Dame Chantal Biya — dans la trajectoire politique du nouveau président de la chambre basse. Une révélation qui éclaire d'un jour nouveau ce qui ressemblait à une promotion venue de nulle part.

« Il a tout mis en œuvre pour que la belle-mère du président se sente à l'aise »

L'histoire commence à Bangou, village des Hauts-Plateaux de l'Ouest dont Datouo est originaire. Homme d'affaires prospère — foresterie, BTP, importation — il s'était naturellement imposé dans les cercles d'élites locaux, intégrant une association qui rassemble, selon Jeune Afrique, « les plus grandes fortunes du département, mais aussi les personnalités les plus influentes du pays » — parmi lesquelles les anciens ministres Augustin Kontchou Kouomegni et Maurice Kamto, le banquier Paul Fokam Kammogne.

C'est dans ce cercle qu'il croise Rosette Ndongo Mengolo. Et la relation qui se noue change tout. « Il fait partie de ceux qui ont tout mis en œuvre pour que la belle-mère du président se sente à son aise lors de son passage à la commune », témoigne un ancien employé de la municipalité de Bangou interrogé par Jeune Afrique. « En retour, elle en a fait son protégé, ce qui a favorisé son ascension à Yaoundé. »

Le comité de suivi du siège de l'Assemblée : la rampe de lancement

Jeune Afrique identifie le tournant précis qui a fait de Datouo un acteur incontournable. Nommé président du groupe d'amitié Chine-Cameroun, puis président du comité de suivi de la construction du nouveau siège de l'Assemblée Nationale — offert par Pékin après l'incendie de 2017 —, il devient simultanément « un acteur central de l'institution, un interlocuteur clé de la présidence et un maillon diplomatique incontournable grâce à sa relation avec les envoyés de Pékin ». Une position stratégique, au carrefour des réseaux camerounais et chinois, qui lui a ouvert les portes d'Etoudi.

Cavaye Yeguie Djibril, qui l'avait lui-même promu, a fini par « redouter cette ascension soudaine et tenter de l'enrayer en le mettant à l'étroit sur certains dossiers ». Peine perdue, note Jeune Afrique : la protection de la famille présidentielle était plus solide que les résistances du président sortant.

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