Ce système consisterait à permettre l’achat direct de notes
Un scandale de fraude secoue actuellement l’Université de Douala, impliquant le doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée (FSEGA), soupçonné d’être à la tête d’un réseau de falsification de notes. Selon le Directeur de l’Observatoire des Textes de Base du Cameroun, Martin Roger Aba’a, ce système consisterait à permettre l’achat direct de notes, avec l’implication d’une cellule informatique parallèle gérée par des étudiants.
Cette situation suscite une vive inquiétude quant à la crédibilité des diplômes et à la dégradation de l’excellence académique. Elle pourrait compromettre l’avenir des étudiants, notamment à l’international.
Dans une lettre ouverte, Martin Roger Aba’a appelle les autorités universitaires à ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire et d’assainir le système.
Chers Camarades,
L’Observatoire des Textes de Base du Cameroun est interpellé afin de dénoncer Monsieur Tamokwe Piatie Georges Bertrand, Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée et encadrée par le Dr Amadou, chef service de la maintenance de Douala.
Il est soupçonné d’être à l’origine d’un réseau de falsification de notes des examens au sein de cette institution académique. Désormais, il ne s’agirait plus de vendre des épreuves, mais d’acheter directement les notes des examens.
Chers Camarades,
L’Observatoire des Textes de Base du Cameroun considère que la situation ci-après est préoccupante. Comme je l’ai souvent exprimé, les diplômes délivrés par certaines universités camerounaises ne présentent plus le même niveau de fiabilité qu’auparavant, notamment comparé aux années 1980. Le principe d’excellence académique est affaibli, et des pratiques contestables sont aujourd’hui observées dans certains établissements. Les informations qui me parviennent de Douala par Monsieur Gabriel Fodjeu me paraissent crédibles et méritent une attention particulière.
Chers Camarades,
Le Doyen de cette faculté, Monsieur Tamokwe Piatie Georges Bertrand soupçonné d’être à l’origine de ce réseau de trafic des notes en gestation découvert à la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée de Douala.
Une cellule informatique parallèle gérée par les étudiants aurait été mis sur pied dans les bureaux de la maintenance de l’Université de Douala. Elle serait pilotée par Monsieur Tamokwe, Piatie Georges Bertrand le Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée et encadrée par le Dr Amadou, chef service de la maintenance.
Les étudiants sont surpris de constater que leurs notes sont désormais gérées par certains de leurs camarades étudiants. Selon quelques-uns d’entre eux rencontrés, ces derniers s’occuperaient des notes des examens du 1er semestre.
Cette nouvelle est tombée tel un séisme au sein de cette institution académique où beaucoup d’étudiants se sont constitués en groupe pour pouvoir demander les services de ces nouveaux informaticiens de circonstance. De fil en aiguille, la nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans toute l’université.
Scandale
Un scandale pour une institution comme l’Université de Douala qui prône l’excellence par rapport à la formation de ses apprenants. De surcroît, une éthique vis-à-vis de ses enseignants et encadreurs.
Cette dérive qui reste inédite au sein de cet établissement académique supérieure a amené plusieurs étudiants à chercher à comprendre comment les étudiants peuvent se transformer en informaticiens de circonstance en lieu et place de vrais informaticiens dont revient cette charge ?
Qui a pu leur donner cette responsabilité sachant les risques auxquels peut s’exposer cette institution universitaire ?
Pour que, les étudiants qui sont jugés, fassent partie d’un réseau de fraude à travers lequel, ils peuvent s’octroyer eux-mêmes les notes et le faire également pour leurs camarades ?
Les soupçons vont plutôt en l’endroit du doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée et du Chef service de maintenance de la cellule informatique. Un vrai nivellement vers le bas de l’Université de Douala sur lequel voudraient entraîner ce doyen et son équipe.
Gangrène à éradiquer.
En plus, le risque de ce genre d’opération est la fiabilité de ces notes. Personne n’est sûr, aux dires de quelques personnes au courant de cette affaire, que l’évaluation de l’étudiant sera exacte et reflètera son vrai niveau. D’où le questionnement sur la crédibilité des effets académiques qui sont délivrés dorénavant par cette institution. Car, avec ce faux qui s’installe, ajouté à l’achat des consciences, il y a lieu de craindre voir cette institution quitter le champ de l’excellence pour celui de la médiocrité.
Ainsi risquer voir dans le futur les étudiants de cette université qui envisageraient poursuivre leurs études dans les universités étrangères leurs dossiers rejeter pour manque de niveau.
Vivement que le recteur de l’Université de Douala, Magloire Ondoua, mette une enquête sur pied pour définir les responsabilités dans cette magouille et ampute au plus vite son établissement de cette gangrène qui risque de prendre des proportions inquiétantes et devenir préjudiciable à l’avenir pour ne nombreux étudiants.
Martin Roger Aba’a