l faut rectifier. Dans la matinée de ce mercredi 25 mars 2026, l'annonce du décès de Gilles-Roger Belinga, ancien directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC), s'est propagée à grande vitesse sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias en ligne camerounais. Son entourage a formellement démenti cette information dans la journée : Gilles-Roger Belinga est vivant.
Le communiqué de démenti est sans ambiguïté : « Monsieur Jules Belinga, ancien Directeur Général de la SIC, n'est pas décédé. Cette rumeur est infondée et ne correspond nullement à la réalité. »
Le contexte explique en partie la rapidité avec laquelle la nouvelle a circulé. Gilles-Roger Belinga venait tout juste d'être acquitté le 21 février 2026, après avoir passé près de 20 ans en détention au Secrétariat d'État à la Défense (SED). Un parcours judiciaire exceptionnel, chargé émotionnellement pour de nombreux Camerounais qui avaient suivi son dossier pendant deux décennies. L'annonce de son décès, quelques semaines à peine après sa libération tant attendue, était d'autant plus susceptible d'être crue qu'elle s'inscrivait dans une séquence dramatique déjà forte.
L'entourage de Belinga a profité de ce démenti pour rappeler à tous — médias comme particuliers — « la nécessité de faire preuve de responsabilité, de retenue et de professionnalisme dans le traitement et le partage de l'information, surtout lorsqu'il s'agit de la vie des personnes ».
Un appel qui résonne au-delà de ce cas précis : la tendance à relayer sans vérification des informations concernant des personnalités publiques est une plaie du paysage médiatique camerounais — et cette affaire en est l'illustration criante.