Justin Djomatchoua, l’ancien directeur de cabinet
Le nouveau président du Sénat camerounais a décidé d’effacer les tracer l’influence de son prédécesseur au sein de l’institution. Ainsi, Aboubakary Abdoulaye a évincé l’homme le plus influent qui faisait la pluie et le beau temps : Justin Djomatchoua, l’ancien directeur de cabinet. Cette décision a été accueillie avec ferveur par le personnel du Sénat.
La cessation des fonctions du Président du Sénat, Niat Njifendji a également entrainé temporairement la chute d’un des hommes les plus influents de l’institution pour ne pas dire l’homme le plus influent qui faisait la pluie et le beau temps : Justin Djomatchoua, l’ancien directeur de cabinet.
Mais, depuis la nomination d’Aboubakary Abdoulaye, comme nouveau président du Sénat, les langues commencent à se délier d’autant plus que son départ est acté.
Ainsi, le personnel du sénat fait aujourd’hui savoir que profitant de ce que l'ancien locataire de la Chambre Haute du Parlement était considérablement affaibli par la maladie, Justin Djomatchoua a engagé des dépenses folles pour le compte de l’institution. Profitant largement de la maladie de Niat Njifendji. Parmi les dépenses problématiques : Primes concédés à ses proches ; Augmentation des indemnités ; Billets d’avion pour des membres de la famille.
Cependant, Justin Djomatchoua n’a pas agi seul. Tous ces actes ont été posés avec la bénédiction du secrétaire général du Sénat, Gustave Ngane qu’il a manœuvré à faire nommer après avoir tout fait pour faire tomber Bernard Wongolo qui occupait le poste de SG A par intérim après le départ de Michel Meva’a M’Eboutou.
Bernard Wongolo dénonçait déjà à l’époque la gabegie financière de Justin Djomatchoua. Avec l’arrivée de Gustave Ngane, beau fils de Niat Njifendji, Justin Djomatchoua s’est comporté au Sénat comme un bébé dans un sceau de bonbons et le nouveau président du sénat, Aboubakary Abdoulaye.
Sauf que Justin Djomatchoua, ressortissant du Haut-Nkam dans la région de l’Ouest, dont le passage au ministère des finances comme secrétaire général avait déjà fait couler beaucoup d’encre, rêve aujourd’hui d’un poste au sein du gouvernement. Il a bien raison de rêver, puisqu’aujourd’hui au Cameroun, moins l’on est sérieux, plus l’on est récompensé.
Boris Bertolt