Le récit de la mère de Divine Mbarga, la petite fille de 11 ans v!oler et tüer à Yaoundé

Petite Divine Mbarga Elle appelle à la justice et à la vérité

Mon, 30 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

La fillette Divine Mbarga Atangana, âgée de 11 ans, a été violée et assassinée le 19 mars 2026 au quartier Nkoabang, en périphérie de Yaoundé. Eric Moadambe, technicien en bâtiment, a été arrêté et inculpé pour viol suivi d’assassinat dans cette affaire qui provoque une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.

La mère de Divine, interviewée par nos consœur de « Griote », est revenue sur les circonstances de la survenue du crime et appelle à la justice et à la vérité.

« Nous étions à la maison après avoir d’abord signalé la disparition de l’enfant à l’école. Nous avons cherché partout mercredi soir, sans même dormir.

« J’ai contacté le conseiller, Monsieur Koué, ainsi que le médecin vers 7 heures, pour leur expliquer que l’enfant avait fugué et qu’elle devait impérativement prendre son injection avant de manger. Sans cela, sa glycémie pouvait augmenter progressivement et l’exposer à un coma.

« Pendant les recherches, son camarade — celui-là même près duquel le corps a été retrouvé — était présent. Nous avons supplié les enfants de nous dire la vérité, en rappelant que tout le monde connaissait son état de santé. Mais ils ont affirmé ne rien savoir, disant qu’elle serait partie chez une tante près de l’école, ce qui était faux, car nous n’avons aucun proche à cet endroit.

Les recherches ont continué sans succès jusqu’en milieu d’après-midi. Vers 15h15, des enfants sont venus dire à mon petit frère qu’on avait retrouvé quelqu’un dans un chantier. Nous nous y sommes rendus immédiatement.

« Arrivée sur les lieux, j’ai d’abord cru qu’elle était encore en vie. J’avais pris avec moi son insuline et son glucose pour la stabiliser. Mais en la voyant, j’ai compris qu’elle était en état critique… voire qu’elle venait de rendre l’âme. Son corps était encore chaud, mais je ne sentais plus de pouls.

« Des témoins ont affirmé avoir entendu ses cris pendant des heures dans la nuit, appelant à l’aide et demandant à contacter sa mère.

« Pour nous, même après ce qui s’est passé, il aurait fallu tenter de la sauver. Mais elle a été abandonnée. Les premiers éléments indiquent qu’elle a été vi0lée.

« Par la suite, nous avons été baladés entre la police et les services compétents, sans informations claires. Ce n’est qu’avec la pression des réseaux sociaux et de l’opinion publique que l’enquête a réellement commencé à avancer. Aujourd’hui, le dossier est entre les mains de la gendarmerie.

Ma fille était spéciale. Elle était responsable, elle aidait déjà à la maison comme une adulte. Elle était choriste, danseuse, et faisait toujours briller son école lors des compétitions. »

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