Aide : le FMI pose des conditions au Cameroun

Fmi Au Cameroun Conditions posées

Wed, 1 Apr 2026 Source: L'Indépendant n°1015

Le patron des Finances, Louis Paul Motaze, a reçu, le 12 février 2026, une mission du FMI conduite par Christine Dieterich, venue restituer les conclusions d’une revue macro-économie entamée le 2 février 2026. Pour la cheffe de la mission du FMI, les déficits d’infrastructures freinent l’activité économique.

Routes, énergie et télécommunications ont été identifiées comme des goulets d’étranglements majeurs. Christine Dieterich a indiqué en début de mission que « les besoins en investissement sont considérables afin de libérer l’énorme potentiel du Cameroun ».

Les discussions ont également porté « sur les mesures nécessaires pour accroitre les investissements, notamment à travers la mise en œuvre des projets avec les différents partenaires de manière plus efficace et plus rapide », a souligné Mme Dieterich.

Elle a ajouté que « la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les projets d’investissement de manière à atteindre les résultats escomptés » restaient un facteur déterminant.

« Nous sommes convenus avec le gouvernement que la mobilisation des recettes est très importante pour les finances publiques et constitue une base essentielle pour financer les investissements solides », a déclaré Christine Dieterich, rappelant que le Cameroun fait face à « certaines contraintes pour accroitre son endettement sans compromettre la stabilité économique ».

Elle a aussi souligné que « des infrastructures financées de manière soutenables » sont disponibles pour soutenir l’emploi et la réduction de la pauvreté. Parmi les réformes évoquées figurent celles en lien avec le secteur des télé- communications. « Les télécommunications constituent une source considérable de croissance dans de nombreux pays et, malheureusement elles, sont très fortement règlementées ici au Cameroun », a-t-elle observée.

Ces discussions s’inscrivent dans la perspective d’un nouvel accord avec le FMI. En octobre 2025, à l’issue d’un conseil de cabinet présidé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, les autorités avaient acté le principe de soumettre à l’arbitrage du président Paul Biya la conclusion d’un programme pour 2026-2029.

D’après les informations contenues dans le quotidien gouvernemental, le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, avait plaidé pour la reconduction du partenariat avec le FMI afin de préserver les acquis budgétaires associés. « Nous ne les aurions plus en cas de non conclusion d’un programme avec le FMI. Cela signifia qu’il faudrait trouver d’autres ressources », avait alors déclaré Louis-Paul Motaze à l’issue du conseil de cabinet en octobre 2025.

Source: L'Indépendant n°1015