Elle réitéré l’interdiction de punition corporelle dans les établissements scolaires
La ministre des enseignements secondaires Nalova Lyonga a rendu visite à la famille de l’élève morte après avoir été battue au lycée bilingue de Bayangam. Accompagnée du gouverneur de la région de l’Ouest, la ministre Lyonga est allée consoler la famille éplorée et a promis des sanctions après enquête.
La MINESEC a également réitéré l’interdiction de punition corporelle dans les établissements scolaires.
Maeva Kom, élève en classe de 5e M2 au lycée de Bayangam et âgée de 14 ans, a succombé à ses blessures après avoir été sévèrement battue par un responsable administratif de l’établissement.
En effet, selon plusieurs témoignages rapportés par l’activiste, la jeune élève aurait été sanctionnée pour n’avoir pas remis un seau à son emplacement initial. Souffrant d’asthme, Maéva aurait supplié le censeur d’éviter toute punition physique : « Monsieur, s’il vous plaît, je suis asthmatique, ne me fouettez pas ». Une requête à laquelle ce dernier aurait répondu avec indifférence : « Et cela me fait quoi ? », avant de procéder à la bastonnade.
D’après les proches de la victime, l’état de santé de l’adolescente s’est rapidement dégradé après l’incident. Affaiblie, sans appétit et profondément marquée, elle a finalement été conduite au Centre médical d’arrondissement (CMA) de Bayangam le mardi 24 mars. Malgré sa prise en charge, elle est décédée deux jours plus tard, le jeudi 26 mars aux environs de 7 heures.
L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de l’établissement. Des élèves, sous le choc, ont tenté de s’en prendre au censeur incriminé, armés de gourdins. Celui-ci a échappé de justesse au lynchage grâce à l’intervention d’élèves de Terminale, qui ont appelé au calme.
Le corps de la jeune Maéva a été déposé à la morgue, tandis que les circonstances exactes de ce drame suscitent une vive indignation et interrogent sur le respect des droits des élèves en milieu scolaire.