ÉTOUDI : Voici la dernière liste des candidats au poste de Vice-président

Paul Biya Moise Oswald Baboke aurait confié en privé sa stratégie de conquête

Wed, 1 Apr 2026 Source: www.camerounweb.com

La convocation du parlement en Congrès pour le jeudi 02 avril 2026 s’annonce explosif avec les bruits du couloir qui circulent sur les prétendants au poste de vice-président prévu par la réforme constitutionnelle.

Selon les confidences du lanceur d’alertes Paul Chouta, cette réforme viserait principalement la création d’un poste de vice-président, perçu par de nombreux observateurs comme un moyen d’organiser une succession contrôlée du président Paul Biya, sans passer immédiatement par des élections. Elle intervient aussi dans un contexte de rivalités internes au sommet de l’État, avec plusieurs figures influentes citées comme potentiels successeurs.

BREAKING NEWS: LE RÉGIME DE BIYA PREPARE LE COUP FATAL CE 2 AVRIL

Le Gré à Gré est en marche sous notre regard indifférent. Alors que le pays retient son souffle, l'appareil législatif s'emballe. Un arrêté du Bureau de l’Assemblée nationale, daté de ce 1er avril 2024, convoque le Parlement en Congrès pour ce jeudi 2 avril. L’ordre du jour est aussi laconique qu’explosif : « modifier certaines dispositions de la Constitution ».

Sous le vernis de la légalité institutionnelle, cette manœuvre parlementaire semble confirmer les révélations diffusées en exclusivité il y a plusieurs mois par Le TGV de l’info. L’enjeu central de cette révision constitutionnelle serait la création d’un poste de Vice-Président de la République.

Pour de nombreux observateurs de la scène politique camerounaise, cette modification n'est pas un ajustement technique, mais le pivot d’une stratégie de passation de pouvoir de « gré à gré ». Dans un régime verrouillé par Paul Biya depuis plus de 40 ans, l'instauration d'une vice-présidence permettrait de désigner un successeur constitutionnel sans passer par le verdict immédiat des urnes, court-circuitant ainsi toute transition démocratique réelle.

La guerre des clans au sommet de l’État

Cette accélération du calendrier législatif intervient dans un climat délétère marqué par une lutte de pouvoir féroce entre les différentes factions du régime. Le Palais d’Etoudi est devenu le théâtre d’une « guerre des clans » où chaque camp tente de placer son champion sur la rampe de lancement de la vice-présidence.

Parmi les noms qui circulent avec insistance pour incarner ce projet de succession dirigée, on retrouve :

• Franck Biya : Le fils du président, dont les partisans (les « Franckistes ») s'activent pour transformer une filiation biologique en destin politique.

• Ferdinand Ngoh Ngoh : Le tout-puissant Secrétaire Général de la Présidence, bénéficiant d'une délégation de signature permanente.

• Louis-Paul Motaze : L'actuel Ministre des Finances, figure influente du sérail.

• Samuel Mvondo Ayolo : Le Directeur du Cabinet Civil, gardien de l'agenda présidentiel.

• Oswald Baboke, Directeur Adjoint du Cabinet Civil et proche parmi les proches du couple présidentiel. Son nom revient avec insistance.

Selon des confidences recueillies dans les cercles restreints du pouvoir, ce dernier ne cacherait plus ses ambitions pouvoiristes.Plus troublant encore, Baboke aurait confié en privé sa stratégie de conquête : utiliser l'image et l'influence de Samuel Eto’o, comme un levier populaire pour servir ses propres desseins politiques. Une alliance de circonstance qui illustre la porosité dangereuse entre les institutions sportives et les ambitions de palais.

L'arrêté signé par Datouo Théodore, au nom du Bureau du Congrès, fixe le rendez-vous à 11 heures au Palais des Congrès de Yaoundé (Palais de verre Paul Biya). Le choix du « Congrès » (réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat) permet une adoption rapide, loin des débats publics et de la contestation populaire.

En agissant ainsi, le régime Biya semble vouloir mettre le peuple camerounais et la communauté internationale devant le fait accompli. Si cette révision est adoptée, elle marquera un tournant historique : la transformation officielle d'une République en une forme de « monarchie républicaine » où la stabilité est achetée au prix de l'alternance démocratique.

Paul Chouta

Source: www.camerounweb.com