Elle croyait se faire soigner par un pasteur « expert en destruction de myomes ». Annie-Flore K., 28 ans, employée RH à Douala, se retrouve enceinte de six mois de son guérisseur présumé. Son mari, Evariste K., 53 ans, opérateur économique, a découvert la supercherie à son retour de Côte d'Ivoire : un test de grossesse positif et des rondeurs impossibles à dissimuler. Refusant d'accueillir son épouse infidèle, il a fait appel à un huissier. La femme a depuis disparu.
Enceintée par le pasteur qui la « soignait »
Annie-Flore K. est arrivée au domicile conjugal mardi lestée de rondeurs qui ont irrité son mari rentré de voyage, lequel la savait en traitement quelque part contre des myomes tenaces.
Mardi dernier, Evariste K., 53 ans, opérateur économique, a refusé l'accès au domicile conjugal à son épouse Annie-Flore, 28 ans, employée RH dans une entreprise de la place portuaire. Parce qu'elle était manifestement enceinte d'un autre. La scène s'est produite à Pk 11, lieudit « Mbengué City », côté Douala V, et a fait suffisamment de bruit pour qu'une patrouille de gendarmerie s'en mêle.
D'après les informations obtenues par votre journal sur l'affaire, Annie-Flore a longtemps souffert de myomes (encore appelés fibromes, types de tumeurs se développant en général dans l'utérus). N'ayant pas trouvé guérison en formation hospitalière, la dame s'est tournée il y a six mois vers un pasteur, sur le conseil d'une amie. Johnny D., 38 ans, est conducteur d'engins lourds, selon sa carte nationale d'identité. Mais le concerné a été présenté comme « expert en destruction de myomes ». Il habite Pk 30, lieudit « Ancienne Route Razel ». Annie-Flore va y prendre ses quartiers en semaine, ne revenant plus au domicile conjugal que les week-ends.
Pour ces deux derniers mois, Annie-Flore a demandé un long congé au boulot, estimant que son traitement prenait une tournure décisive. De son côté, Evariste K. est hors du pays pour affaires pendant un moment. Son épouse et lui sont néanmoins en contact téléphonique.
Dimanche dernier, Annie-Flore rencontre une de ses belles-sœurs auprès du marché New Deido (Douala 1er). Les deux femmes échangent, puis se séparent. La cadette d'Evariste l'appelle aussitôt après. « Bravo pour ce que j'ai vu ! », lui dit-elle. Evariste, en Côte d'Ivoire à ce moment-là, lui répond qu'il ne voit pas de quoi elle parle. Sa sœur précise (si l'on peut dire) : « J'ai vu ma belle-sœur. Elle est très belle ! ». Le mari d'Annie-Flore reste perplexe, puis dit qu'il rentre au pays le lendemain.
Ce mardi, l'homme rappelle sa sœur, signale qu'il est bien arrivé et reprend la conversation du dimanche. « J'ai vu ma belle-sœur, elle est doublée », détaille alors la sœur. Evariste est incrédule : « Ce n'est pas possible. Elle est encore en train de suivre son traitement ». Réponse : « J'ai accouché quatre fois. Quand une femme est enceinte, même si c'est d'un mois, je le sais ! ». L'échange prend fin et Evariste est pris d'un doute. En attendant son épouse qui le sait de retour, l'homme tombe sur un sac inconnu, posé sur une table. Il le fouille et tombe sur un test de grossesse. Positif.
Annie-Flore débarque en après-midi. En la voyant, Evariste perd ses derniers doutes (ou espoirs, c'est selon). Ses rondeurs sont plus que parlantes. Elles confirment le test de grossesse et les propos de sa cadette. L'homme engage une scène, lui interdit l'accès au domicile, puis fait venir un huissier. Aux dernières nouvelles, la femme est partie pour une destination inconnue.