C'est un véritable coup de tonnerre venu de là où on ne l'attendait pas. Dans un extrait diffusé sur CRTV NEWS et largement relayé sur les réseaux sociaux, le sénateur René Ze Nguele, élu sous la bannière du RDPC — le parti au pouvoir — a osé ce que beaucoup de ses collègues n'ont pas eu le courage de dire tout haut : la réforme constitutionnelle en cours est, selon ses propres termes, «suspecte». Une prise de position d'une audace rare, voire sans précédent dans les rangs d'un parti habitué à la discipline de vote et à l'unanimité de façade. Qu'un sénateur issu du «rouleau compresseur» choisisse le plateau de la télévision nationale pour exprimer publiquement ses doutes sur un projet porté par le président de son propre parti — c'est une fissure dans le mur, petite peut-être, mais réelle. Et dans la politique camerounaise, les fissures ont parfois une fâcheuse tendance à devenir des lézardes.
C'est un véritable coup de tonnerre venu de là où on ne l'attendait pas. Dans un extrait diffusé sur CRTV NEWS et largement relayé sur les réseaux sociaux, le sénateur René Ze Nguele, élu sous la bannière du RDPC — le parti au pouvoir — a osé ce que beaucoup de ses collègues n'ont pas eu le courage de dire tout haut : la réforme constitutionnelle en cours est, selon ses propres termes, «suspecte». Une prise de position d'une audace rare, voire sans précédent dans les rangs d'un parti habitué à la discipline de vote et à l'unanimité de façade. Qu'un sénateur issu du «rouleau compresseur» choisisse le plateau de la télévision nationale pour exprimer publiquement ses doutes sur un projet porté par le président de son propre parti — c'est une fissure dans le mur, petite peut-être, mais réelle. Et dans la politique camerounaise, les fissures ont parfois une fâcheuse tendance à devenir des lézardes.