Harcèlement s3xuels sur mineurs – Corruption : Un puissant commissaire de police au cœur d’un grand scandale

C Martin Mbarga Nguele Le Dgsn.png Le commissaire MOUASSO MOUASSO JOSEPH est impliqué dans plusieurs affaires de harcèlement sexuel

Tue, 7 Apr 2026 Source: www.camerounweb.com

Le commissaire principal Mouasso Mouasso Joseph à Banyo fait actuellement l’objet d’accusations liées à ses comportements abusifs et contraires à l’éthique policière. Il est reproché à cet officier supérieur de la police des faits de harcèlement sexuel visant des femmes et des mineures, accompagnés de menaces en cas de refus. Par ailleurs, l’on évoque des pratiques de corruption au sein du commissariat, notamment des frais illégaux pour des services administratifs et des prélèvements imposés aux agents sur le terrain. Selon le lanceur d’alertes Boris Bertolt, qui a relayé l’information, ces abus ont instauré un climat de tension dans la ville, en particulier parmi les moto-taximen.

UNE NOTE CONFIDENTIELLE ADRESSÉE AU DGSN, MARTIN MBARGA NGUELE RÉVÈLE LES AGISSEMENTS DU COMMISSAIRE DE SÉCURITÉ PUBLIQUE DE BANYO, MOUASSO MOUASSO JOSEPH

« C’est avec une profonde préoccupation et suite aux plaintes répétées de nos populations que nous venons porter à votre attention le comportement répréhensible du commissaire principal MOUASSO MOUASSO JOSEPH. Nous souhaitons, par la présente, dénoncer ses agissements qui ternissent l’image de la POLICE CAMEROUNAISE, institution que vous dirigez avec détermination et dévouement. Nous ne serions restés silencieux face à de tels agissements qui compromettent les efforts déployés pour rehausser l’image de la POLICE qui incarne des grandes valeurs.

Le commissaire MOUASSO MOUASSO JOSEPH est impliqué dans plusieurs affaires de harcèlement sexuel dans la ville de Banyo. Lorsqu’il est en service, il invite souvent les femmes qui se présentent à son unité à se rendre dans son bureau, ou il tente de les séduire. S’il rencontre un refus, il les menace et les importune physiquement, les empêchant ainsi d’obtenir les services qu’elles sollicitent. Malheureusement, ses agissements ne se limitent pas aux adultes, car il a été signalé qu’il s’en prend également aux mineures. Parmi les victimes, on peut citer Christelle, 17 ans, élève au lycée de Banyo, Miranda, 17 ans, élève au lycée de Banyo, et plus récemment, She Frie, 18 ans, qui a été victime de menaces de la part du commissaire lorsqu’elle a été abordée par ses parents inquiets de ses retours tardifs. Il y a plusieurs cas monsieur le Délégué général. Il semblerait que ce comportement n’est pas nouveau pour le commissaire principal MOUASSO MOUASSO JOSEPH, qui aurait déjà été impliqué dans des affaires de harcèlement sexuel lorsqu’il était en poste au Commissariat central de Ngaoundéré.

Nous allons monsieur le Délégué général, aborder brièvement les pratiques en vigueur au Commissariat de sécurité publique de la ville de Banyo par le commissaire principal MOUASSO MOUASSO JOSEPH. Il est à noter que :

➢ La prorogation d’un récépissé est facturée 1000 francs ;

➢ L’ouverture d’une enquête est facturée en fonction de la personne qui porte plainte ;

➢ Les policiers effectuant des contrôles routiers sont tenus de remettre les montants suivant au commissaire principal MOUASSO MOUASSO JOSEPH :

• Contrôle de Taram : 5000 francs par jour ;

• Contrôle de Tibati : 4000 francs par pour ;

• Contrôle de Sambolabo : 3000 francs par jour ;

• Marché périodique de Tiké (tous les mardis) : 10.000 francs, soit un total de 94.000 francs par semaine, sans compter les sommes perçues auprès des vendeurs de tramol au marché ;

➢ La mise en fourrière d’une moto pour défaut de gilet est facturée 30.000 francs, ou 50.000 francs si la moto ne possède pas de douane, comme il aime bien dire : <> Ces pratiques ont créé un climat de tensions, notamment parmi les moto-taximen, qui ont déjà tenté de se faire justice eux-mêmes à plusieurs reprises, comme pendant les troubles après les élections présidentielle.»

Source: www.camerounweb.com