REVELATIONS: voici le plus gros malheur des Camerounais, le Prof Aba'a Oyono crache du feu

Abaa Oyono Et Tchiroma Image illustrative

Thu, 9 Apr 2026 Source: www.camerounweb.com

Invité sur NTV, le professeur de droit constitutionnel a vivement critiqué l'institution qu'il accuse de ne pas remplir sa mission, dans un contexte de réformes sensibles autour de la vice-présidence et de la prorogation du mandat des conseillers municipaux.

Le professeur Aba'a Oyono ne mâche pas ses mots. Invité sur NTV mercredi, l'agrégé de droit constitutionnel a vivement mis en cause le rôle du Conseil constitutionnel dans le contexte politique actuel, allant jusqu'à le qualifier de « malheur juridique de ce pays ». Selon lui, l'institution ne remplit pas sa mission au moment où se dessinent des réformes sensibles, notamment autour du poste de vice-président.

« Le vice-président qui sera nommé le sera par décret. Le mandat des conseillers municipaux qui sera prolongé le sera également par décret », a-t-il déclaré, pointant une concentration des décisions entre les mains de l'exécutif. Pour le juriste, ces évolutions interrogent profondément sur le respect des procédures et l'équilibre institutionnel au Cameroun, alors que le Parlement a récemment adopté la révision constitutionnelle instaurant un poste de vice-président.

Malgré cette critique acerbe du Conseil constitutionnel, le professeur Aba'a Oyona a tenu à souligner la compétence du juge administratif, qu'il considère comme un recours crédible. « Cependant, la juridiction administrative dispose de juristes très compétents. Dès que le vice-président sera nommé, dès que le mandat des conseillers municipaux sera prolongé, saisissez-moi. Je porterai directement l'affaire devant le juge administratif, car la juridiction administrative fait bien son travail », a-t-il affirmé.

Cette déclaration ouvre clairement la voie à un contentieux à venir. L'universitaire, qui n'en est pas à sa première charge contre les institutions camerounaises, a déjà multiplié les tribunes et les actions judiciaires ces derniers mois, notamment après son interpellation controversée en octobre 2025. Il avait déposé une plainte devant le tribunal militaire contre le secrétaire d'État à la Défense, Galax Etoga, et plusieurs responsables du SED.

Alors que le Cameroun s'engage dans une refonte institutionnelle majeure avec la création d'un poste de vice-président et la prorogation du mandat des conseillers municipaux, la menace d'un recours devant la juridiction administrative plane désormais. Le professeur Aba'a Oyono, fidèle à sa réputation de « croisé du droit », se dit prêt à saisir la justice dès la publication des premiers décrets d'application.

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