DOSSIER NOIR : La FECAFOOT et Samuel Eto’o dans un naufrage financier de plus de 900 millions de FCFA

Eto'o Et Sa Lunette Image illustrative

Fri, 10 Apr 2026 Source: www.camerounweb.com

Plus de 900 millions de francs CFA de dettes, des billets d'avion personnels pour Samuel Eto'o, des fonds publics « évaporés » et des PME au bord de la faillite. De nouveaux documents judiciaires révèlent l'ampleur du naufrage financier de la FECAFOOT. Selon une ordonnance du magistrat Camille Faustin Alima, la fédération est sommée de payer immédiatement ses créanciers. Pendant que Samuel Eto'o célèbre des victoires fictives, ses prestataires, qui ont permis aux Lions de décoller, perdent leur honneur et leur outil de travail.



DOSSIER NOIR : La FECAFOOT DANS UN NAUFRAGE FINANCIER DE PLUS DE 900 MILLIONS DE FCFA

L'étau se resserre sur la tour de Tsinga. L’ancienne légende du Football Samuel Eto’o est en passe de remporter la palme d’or de la feymania. De nouveaux documents judiciaires révèlent l'ampleur du mépris affiché par la FECAFOOT envers ses partenaires nationaux. Entre billets d'avion personnels pour le président et fonds publics "évaporés", plongée au cœur d'une affaire de plus de 900 millions de FCFA qui ne peut plus être étouffée.

Un système de commande "à la tête du client"

Les nouveaux éléments sont accablants. L'alliance commerciale entre MARWAN et MEDI Voyages a servi de béquille logistique à la FECAFOOT de 2022 à 2023. Mais à quel prix ? Les factures révèlent un mélange des genres saisissant.

Parmi les impayés, on retrouve des déplacements critiques pour les sélections nationales (U17 en Algérie, matches contre le Nigeria), mais aussi des factures plus "curieuses" :

* Facture 36/MV/23 : Un billet d’avion pour "Eto’o Fils" à destination d'Ouagadougou.

* Facture 38/MV/23 : Un billet pour Ndjamena au profit de proches collaborateurs.

Toutes ces commandes, passées sur la base de la "simple confiance" ou via WhatsApp, n'ont jamais été honorées. Pire, le dossier suggère que la FECAFOOT a utilisé ces PME comme une banque gratuite, sans jamais signer les bons de commande de régularisation promis.

Le double jeu de Tsinga : L'argent de l'État détourné

C’est le point le plus explosif du dossier. Selon les écritures de Maître Pierre Robert FOJOU :

"À la paierie du Ministère des Sports, il nous a été rapporté que tous les voyages étaient payés à l’avance sur la base du budget établi par la FECAFOOT..."

Si l'État camerounais a effectivement décaissé les fonds pour ces billets, pourquoi les agences MEDI Voyages et MARWAN sont-elles aujourd'hui au bord de la banqueroute ? L'argent a-t-il été réaffecté ? Ou s'agit-il d'une rétention délibérée ? La question des 206 millions de FCFA de principal (devenue 272 millions avec les intérêts) pose aujourd'hui un problème de responsabilité pénale potentielle.

Le constat est poignant. Par la faute de ces impayés, le gérant des sociétés partenaires subit une véritable descente aux enfers :

* Personnel sans salaire et en détresse sociale.

* Interdiction bancaire stricte imposée par la COBAC.

* Poursuites judiciaires engagées par les banques (BGFI et NFC) qui avaient garanti les opérations.

* Mise au ban par l'IATA et les compagnies aériennes internationales.

Pendant que la Fédération célèbre des victoires fictives de Samuel Eto’o, ou organise des galas pour lui, ses prestataires, ceux qui ont permis aux Lions de décoller, perdent leur honneur et leur outil de travail.

La Justice ordonne l'exécution forcée

La patience a des limites, et celle de la justice camerounaise semble atteinte. Le 30 mai 2025, une requête aux fins d'injonction de payer a été déposée. Le résultat est sans appel : L’ordonnance n°33/2025, signée par le Magistrat Camille Faustin ALIMA, enjoint la FECAFOOT à payer immédiatement la somme réclamée.

Les documents sont formels : la créance est certaine, liquide et exigible. Malgré une tentative de conciliation en février 2025 où la Fédération promettait "une avance de 450 millions" (englobant d'autres litiges), rien n'a été fait. Le mépris est total.

Ce dossier MEDI Voyages/MARWAN est le miroir d'une gestion qui semble avoir perdu le sens des réalités économiques. Peut-on construire la grandeur d'un football national sur les cadavres financiers des entreprises locales ?

L'ordonnance étant désormais exécutoire sur minute et avant enregistrement, les huissiers de justice sont en route. La FECAFOOT ne peut plus se cacher derrière des communiqués de presse : elle doit payer ses dettes. Le temps de l'impunité "WhatsApp" est révolu.

"Faute de procéder au paiement... nous engagerons devant toutes les instances possibles, nationales et internationales, des procédures de recouvrement forcé." — Maître Fojou.

Source: www.camerounweb.com