« Il n’y a qu’au Cameroun qu’on peut mourir de diarrhée », se plaint un observateur qui se sent en danger. Tout comme tout le monde, comment les choses ont-elles pu en arriver là ? Le lanceur d’alerte N’zui Manto en sait un peu plus.
Ndoumbe Alexandre souffre d’une diarrhée persistante et est conduit à la clinique St Martin située au quartier Mimboman à Yaoundé. Nous sommes le vendredi 10 avril, il est 19 heures.
Le patient est tout de suite pris en charge par le personnel qui refuse à la famille toute visite y compris à son épouse.
À 3 heures du matin, les infirmiers déclarent à sa femme attendant dans les couloirs de la clinique que son mari se trouve dans un état critique, lui obligeant de régler toutes les factures médicales puis, lui annonce sa mort à 5 heures du matin.
La famille et l’épouse bouleversées par la nouvelle investissent les lieux et exigent à la clinique de voir le corps de Ndoumbe Alexandre. Le personnel de l’établissement s’y oppose. Des échauffourées éclatent entre la famille endeuillée et le personnel de l’établissement.
Finalement, la famille est conduite dans l’une des toilettes de la clinique où le corps de Ndoumbe gît à même le sol. Que s’est-il réellement passé ? Personne n’en sait rien.