Couverture de la visite papale : Serge Anthony Onguene recadre sévèrement la CRTV

Charles Ndongo Foly CRTV PAPE Image illustrative

Sun, 19 Apr 2026 Source: www.camerounweb.com

Sur le plateau de Canal 2 dans l'émission Canal Presse, le journaliste et consultant médias Serge Anthony Onguene n'a pas mâché ses mots. Sa cible : la CRTV et la qualité désastreuse de sa couverture de la visite historique du Pape Léon XIV au Cameroun. Un réquisitoire en règle, prononcé avec une indignation à peine contenue, qui a immédiatement résonné dans les milieux médiatiques camerounais.

«Il faut qu'on arrête de se foutre des Camerounais», a-t-il lancé sans détour, dénonçant l'absence totale de motos TV — ces dispositifs mobiles qui permettent aujourd'hui de filmer un cortège sur des kilomètres en offrant des images spectaculaires de la foule, du véhicule officiel et des échanges entre le visiteur et les populations. «Aucun plan. On ne peut pas voir le président, on ne peut pas voir la foule, on ne peut pas voir le pape», a-t-il martelé, décrivant avec consternation des séquences entières où la caméra ne filmait que la voiture de sécurité — au lieu du cortège papal traversant des foules en liesse sur plus de 20 kilomètres.

La comparaison avec Luanda — prochaine étape de la tournée africaine de Léon XIV — est tombée comme un couperet : «À Luanda, c'était incroyable», a-t-il dit, soulignant le fossé technologique et professionnel qui sépare la couverture angolaise de celle produite par la télévision nationale camerounaise. «La CRTV, c'est 40, 41 années d'existence. La qualité des images, nous sommes sur le numérique. Incroyable. Vraiment, excusez qu'on le dise.»

Mais c'est l'incident de la coupure du signal en plein discours du Pape — qui avait provoqué la colère de Ferdinand Ngoh Ngoh et déclenché une guerre de communiqués entre la CRTV et Camtel — qui a particulièrement choqué Onguene : «J'ai été choqué pendant que le pape tenait son discours. Il y a eu cet incident majeur qui n'est pas le premier d'ailleurs.» Une phrase finale qui dit tout — ce n'est pas une exception, c'est une habitude. Et c'est précisément cela qui est inacceptable.

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