Brenda Biya affirme accepter les conséquences de cette exposition
Dans une série de vidéos publiées dans la matinée du lundi 20 avril 2026, Brenda Biya, fille du couple présidentiel camerounais, a annoncé son départ des réseaux sociaux. Une prise de parole marquée par des confidences sur ses relations familiales et son rapport au public.
Au fil de ses déclarations, elle évoque un sentiment persistant de rejet de la part des Camerounais. Selon elle, cette perception serait liée aux nombreuses critiques dont elle fait l’objet, notamment concernant son mode de vie, souvent associé aux privilèges liés à la fonction de ses parents.
Dans ses propos, Brenda Biya affirme ne s’être jamais sentie véritablement acceptée par l’opinion publique, évoquant des accusations récurrentes à son encontre ainsi que des jugements sur son apparence et ses choix de vie. Elle estime également que cette exposition médiatique a contribué à ternir son image et, par ricochet, à affecter celle de sa famille.
« Les gens faisaient semblant de m'aimer, le peuple camerounais ne m'a jamais vraiment aimé, m'ont toujours accusé de voler l'argent du peuple, m'ont toujours accusé d'être une honte pour leur pays, de ne pas savoir quoi faire de mon titre de fille de président, m'ont toujours critiqué mon apparence. Bref, le peuple camerounais ne m'a jamais vraiment aimé et mes parents ont été beaucoup humiliés par ma personne face aux choix que j'ai faits dans ma vie. Et j'avais les réseaux sociaux et je m'humiliais, je m'humiliais encore et encore, ce qui a fait que les gens m'aiment de moins en moins. », a-t-elle déclaré.
Elle élargit par ailleurs son analyse à la perception qu’elle dit subir en Occident. Elle évoque un contexte dans lequel son statut de fille du président, parfois qualifié de dirigeant autoritaire dans certains discours, influencerait le regard porté sur elle.
Dans un ton empreint de résignation, Brenda Biya affirme accepter les conséquences de cette exposition et dit ne plus nourrir de ressentiment envers ceux qu’elle considère comme responsables de ses difficultés. Elle conclut en exprimant une forme de détachement vis-à-vis des critiques et des moqueries dont elle dit être la cible.
« Et les blancs non plus ne m'aiment pas parce que j'ai cru que je pouvais être sur internet alors que je suis la fille d'un président et un président qu’eux disent dictateur. N'étant plus aînée par personne, j'ai accepté le fait que je dois mourir et que je dois mourir dans le silence et accepter la chose pour ce que c'est. Je n'en veux à personne, pas aux gens qui m'ont exposée, je n'en veux plus aux gens qui me font tuer, je n'en veux plus aux gens qui se moquent de moi, je n'en veux plus aux gens qui aujourd'hui rigolent et sont contents d'être mieux que moi. », confie-t-elle