Le président auto-proclamé de la « République élue » salue la visite de Léon XIV, revendique une action diplomatique secrète vers le Vatican, et accuse le régime de Paul Biya d'avoir repris « le jour même » du départ du souverain pontife une vague d'arrestations. Il appelle à une « union sacrée » pour le changement.
L'information : Un communiqué signé Issa Tchiroma Bakary, qui se présente comme le « Président élu de la République du Cameroun », est tombé ce 20 avril 2026. Dans ce texte publié au lendemain du départ du pape Léon XIV, l'opposant en exil salue la visite pontificale, revendique une action diplomatique secrète vers le Vatican, et dénonce avec une rare vigueur la reprise de la « répression brutale » dès le départ du Saint-Père.
Une diplomatie parallèle revendiquée : Le communiqué affirme qu'Issa Tchiroma avait initié, dès le 5 novembre 2025, « une action diplomatique en direction du Vatican ». Il déclare avoir nommé Jean Claude Mbede Fouda comme « Émissaire Spécial » chargé de transmettre des correspondances au Saint-Siège. Selon lui, « ce travail diplomatique de fond a permis d'édifier le Saint-Père sur la réalité sociopolitique profonde de notre nation ».
Des arrestations dénoncées : C'est avec une « profonde amertume » que le « Président élu » constate qu'« à peine le Saint-Père reparti, le régime sortant a persisté dans la voie de la répression brutale ». Il affirme que « le jour même du départ du Souverain Pontife, des chefs d'inculpation ont été notifiés à plusieurs activistes » dont le seul crime est « leur soif de justice ». Il cite nommément Essama André Blaise, Aladji Lougman, ainsi que « Ndjekum Tchameni » (Djeukam Tchameni), présenté comme un allié de premier rang maintenu dans plusieurs lieux de détention.
Un appel à la libération immédiate : Face à ce qu'il qualifie de « pratiques d'un autre âge qui bafouent la dignité humaine », Issa Tchiroma appelle à la « libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sans exception ». Il exhorte le pouvoir en place au « strict respect de l'État de droit garanti par notre Constitution ».
« Le changement est en marche » : Enfin, le « Président élu » invite l'ensemble du peuple camerounais, les leaders politiques, la société civile et la diaspora à une « union sacrée » autour de la dynamique qu'il incarne. « Le changement est en marche, et aucune répression ne saurait éteindre la flamme de la liberté ainsi ravivée », conclut le communiqué.