Le Président KAMTO qu’on l’aime ou non, est encore l’homme de la situation
Dans une tribune publie sur les réseaux sociaux, Ngouana Mustapha s'exprime au sujet de Maurice Kamto et dresse un portrait très critique de la classe politique camerounaise, qu’il accuse de corruption, de manipulation et de marchandage, notamment autour des investitures électorales. Il dénonce des pratiques qu’il juge immorales et affirme que certains opposants agissent en réalité au profit du RDPC. S’appuyant sur son expérience personnelle, il défend fermement Maurice Kamto, assurant que ce dernier a toujours rejeté toute tentative de corruption ou de compromis financier pour obtenir une investiture. Il met en avant son intégrité et sa constance morale face à des acteurs politiques motivés par des intérêts financiers. Ngouana Mustapha rejette ainsi les accusations d’un autre chef de parti (du FDC), qu’il qualifie de mensongères et peu crédibles. Il rend également hommage à Anicet Ekane pour son soutien désintéressé à Kamto.
LISONS :
« Le landerneau politique camerounais est un véritable panier à crabes et la plupart des chefs de parti (je me garde d’utiliser le vocable leader politique) ne sont rien d’autres que des forbans dont la déloyauté, le mensonge, l’avidité, la corruption et la mauvaise foi se battent pour avoir la première place au banquet de la félonie. Je lis d’un chef de parti qui s’épanche sur la place publique, assumant sans vergogne qu’il aurait marchandé l’investiture de son parti à coup de centaines millions ; et pis encore, face au tollé suscité par ses galéjades et son uchronie objectivée par la volonté de nuire et de faire le paon pour assurer la pérennité du RDPC qu’il est censé combattre, se vante de ne pas être une exception dans ce macabre mercantilisme déshonorant.
Il faut croire que le peuple camerounais est maudit et qu’il est condamné à payer éternellement pour une faute dont il semble ne pas être conscient : la vénalité de ses leaders d’opinion d’hier et d’aujourd’hui. Si j’interviens dans ce débat qui n’honore pas notre pays, c’est incontestablement pour dire mon haut le cœur face à ce bashing anthropophagique dans lequel les prétendus opposants font chorus avec le RDPC contre un seul homme, le Président Maurice KAMTO.
Ayant été associé à sa défense par devant le Conseil Constitutionnel et plus avant à la quête d’un parti pouvant l’investir à l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, je puis rassurer les camerounais qui lui font confiance depuis des années que les déclarations du Président du FDC sont certainement mensongères, ma brève expérience m’ayant démontré le contraire. En effet, dans le cadre de la recherche d’un parti devant investir le Président KAMTO, les espoirs avaient à un moment donné été placés sur un chef de parti basé dans la région de l’Ouest et contrôlant une commune dans un département aux populations suffisamment volcaniques pour ne pas facilement se laisser conter, comme on a pu le constater avec le respect scrupuleux du mot d’ordre des villes mortes consécutives à la crise post-électorale d’octobre 2025.
Prenant prétexte de ce que l’honorable NINTCHEU qui était à la manœuvre avait des antécédents tumultueux avec le Chef du parti convoité et qui dataient de l’époque de leur militantisme au sein d’un autre parti dont ils n’étaient plus tous membres, l’intermédiaire attitré d’icelui depuis 2018 et qui est également Président d’une formation politique a pris langue avec moi pour que j’essaie de jouer les médiateurs auprès du Président KAMTO qui s’était montré inflexible à leurs sollicitations.
Après moult discussions entre l’intermédiaire et le Chef du parti dont l’investiture était convoitée, l’avidité était assumée, le vocabulaire essentiellement vénal, ils voulaient absolument savoir ce qu’ils allaient gagner dans l’opération et pour faire monter la pression, ils faisaient valoir une proposition alléchante émanant d’un candidat ayant une riche expérience dans une institution financière internationale. Ils ont insisté pour qu’une avance soit mise à leur disposition pour commencer l’implantation du parti dans la partie septentrionale du Cameroun en prélude à l’élection présidentielle.
J’avais été on ne peut plus surpris non seulement que la présidentielle soit l’occasion de l’implantation d’un parti départemental dans les autres régions du Cameroun, mais encore que l’histoire de la ruine économique de ce Chef de parti ne lui ait donné aucune once de sursaut patriotique et une envie de faire un pied de nez aux fossoyeurs de ses investissements il y a plus de trois décennies. Il faut croire que la vénalité sur la scène politique camerounaise est la chose la mieux partagée du monde !
La mort dans l’âme j’ai contacté le Président KAMTO qui ne souhaitait d’ailleurs plus discuter avec mes deux interlocuteurs. Le Président KAMTO m’a déclaré avec une rare fermeté qui m’a surpris *qu’il n’avait rien à vendre ni rien à acheter et qu’il n’était pas près de ruser avec ses principes*, s’en est suivi une longue tirade sur le sens moral qu’il a de la vie politique et qu’il n’était pas question de se compromettre au nom d’un destin présidentiel. Il a insisté sur le fait qu’il lui était impossible d’utiliser les méthodes qu’il réprouve au quotidien.
Pensant alors que ce Chef de parti était son ultime recours, je me souviens lui avoir indiqué que la cause qu’il portait était plus grande que lui-même et qu’il fallait au nom de l’amour qu’il a pour la patrie, tout faire pour convaincre mes interlocuteurs. Le Président KAMTO va rester ferme sur ses positions en me rappelant qu’il avait décidé de faire la politiquement autrement et que rien ne pouvait lui ôter le sens moral qu’il imprime à son engagement.
J’avoue que j’avais été admiratif face à cette rigueur morale qui ne laissait place à aucune compromission occulte, même lorsqu’il en était l’unique bénéficiaire. S’il y avait eu chez le Président KAMTO une moindre hésitation sur son opposition au marchandage des investitures lors de nos discussions, j’aurais pu accorder un soupçon de crédit aux déclarations du président du FDC.
D’ailleurs tous les témoignages des acteurs le connaissant, laissent clairement comprendre que le Président du FDC qui a eu du mal à manipuler les cautions lors des élections municipales de 2013 n’a pas la réputation d’être un homme sérieux. Sa parole publique n’a donc aucune valeur, puisqu’il affirme urbi et orbi qu’il a lui-même pris langue avec le Président KAMTO pour essayer de « se vendre ».
Son exemplarité dans les négociations auxquelles j’ai participées sont un référent qui m’amènent à croire qu’il est et a été constant dans son choix moral et que le Président du FDC n’est rien d’autre qu’un affabulateur agissant sous la dictée occulte du RDPC qui contrôle la grande majorité des chefs de parti qui inondent et EMPESTENT notre landerneau politique.
S’agissant du Président Anicet EKANE de glorieuse mémoire, je ne trahis pas un secret en martelant qu’il n’a rien reçu (et même pas un fifrelin) pour l’investiture du Président KAMTO, et que l’honorable NINTCHEU toujours à la manœuvre, lui avait indiqué clairement qu’après la victoire le MANIDEM n’aurait pas suffisamment d’hommes qualifiés pour pourvoir aux différentes fonctions qui allaient se libérer.
Le martyr en avait conscience et s’est engagé à investir sans rien demander, et la gloire lui appartient, nonobstant les compromissions filiales qui s’attèlent à salir sa mémoire. Les affabulations du Président du FDC rendent tout simplement compte de l’immaturité, de l’immoralité et de la mauvaise foi caractérisée de nombre de ceux qui prétendent donner un souffle d’espoir au Cameroun de demain ; « les jeunes politiciens » avec une exacerbation accrue ont hérité de tous les maux instillés dans la société par la politique MADE IN RDPC.
De plus fort, il faut noter que depuis son retour médiatique le Président KAMTO a causé une poussée d’urticaire chez tous les hommes politiques véreux et même la diaspora naïve et peut être intéressée s’est laissée emberlificoter.
La symphonie suspecte entonnée à cœur joie par le RDPC et ses supplétifs de tous bords doit nous enseigner une seule chose : le Président KAMTO qu’on l’aime ou non, est encore l’homme de la situation. Allégez vos cœurs, la haine de l’autre ne nous donnera pas plus de visibilité et n’améliorera pas vos existences ternes.
ALEA JACTA EST.
Par NGOUANA Mustapha ! »