« Je vous parle de mon père biologique » : Georges Gilbert Baongla, le fils autoproclamé de Paul Biya, aurait perdu son véritable géniteur en 2023. Pendant des années, il a cultivé le mystère, s'accrochant à un patronyme illustre. Mais le château de cartes de cette filiation présidentielle s'effondre. Derrière l'homme qui revendiquait le sang d'Etoudi, l'enquête dresse le portrait d'un « imposteur » aux multiples facettes : filouteries, trafic d'influence, chantage et relations controversées avec l'épouse d'un footballeur international, aujourd'hui décédé. Révélations.
LE PÈRE DE GEORGES GILBERT BAONGLA SERAIT DÉCÉDÉ EN 2023
Cette information semble sonner le Crépuscule d’une Filiation Fantasmée.
Pendant des années, il a cultivé le mystère, s’accrochant à un patronyme illustre avec la ténacité d'un héritier légitime. Georges Gilbert Baongla, figure médiatique et politique camerounaise, a bâti une partie de sa notoriété sur une affirmation audacieuse : il serait le fils aîné, biologique et secret du président Paul Biya.
« Je ne sais pas de quel Président vous me parlez. Moi je vous parle de mon père biologique... Être le fils d'un président ne saurait être une publicité, mais un devoir d'exemplarité. » — Déclaration de G.G. Baongla à Culturebène, 2022.
Pourtant, le château de cartes de cette filiation présidentielle semble s’effondrer devant l'implacable vérité de l'état civil. Selon certaines indiscrétions, même s’il est écrit „PND (Paternité Non Déclarée)“ sur sa carte nationale d’identité, le véritable géniteur de Georges Gilbert Baongla s'est éteint le 12 avril 2023 à Nkolbisong, Yaoundé, des suites d'une maladie. Ce décès, loin d'être un simple fait divers, agit comme un révélateur brutal : l'homme qui revendiquait le sang d'Etoudi rend aujourd'hui hommage à un père de l'ombre, loin des ors de la République.
Malgré cette quête d'identité tumultueuse, Baongla n'est pas qu'un "fils de" autoproclamé. Son empreinte dans le paysage socio-politique camerounais est bien réelle. Il a toujours usé de sa prétendue filiation avec le tyran Paul Biya pour s’attirer des faveurs, faire du trafic d’influence, abuser des gens et même prospérer dans la roublardise, l’esbroufe et l’imposture. Baongla a failli arracher la maison de Dieu Cyclone, ex époux de Lady Ponce à Douala. N’eut été l’intervention du Colonel Bamkoui qui l’avait sommè d’arrêter d’utiliser sa soit disante filiation avec Biya pour arnaquer les gens, ce que Dieu Cyclone n’a que s’est yeux aujourd’hui pour pleurer. Baongla est également connu pour les filouteries de boissons dans les snacks bar et boîte de nuit de Yaoundé. Le patron de l’ancien Platinium ne me démentira pas. La filouterie de loyer n‘est pas en reste. En 2019, nous avons tous vu dans les vidéos en circulation sur la toile comment il se faisait expulser dans une maison au quartier Bastos à Yaoundé pour loyers impayés. Celui qui a formé Amougou Belinga dans la roublardise et le chantage arbore également la casquette de Gigolo. L’actuelle victime de Georges Gilbert Baongla c’est Ngo Billong Martine, la mère de l’international footballeur, Jean-Charles Castelletto. Il a vendu du vent à cette dernière, lui disant qu’elle sera première dame et que Paul Biya a promis de lui céder le pouvoir. Comme on le dit trivialement, Ngo Billong Martine est tombée sans glisser. C’est ainsi qu’elle a abandonné son mari Castelleto Charles en France pour rentrer au Cameroun de la couler douce avec Baongla. décédé le novembre 2021. Ne supportant pas de voir sa femme le tromper à mondo vision et sans remords, Castelletto Charles est mort de chagrin à l’âge de 79 ans en France en novembre 2021. Georges Gilbert Baongla vit désormais à Efoulan à Yaoundé avec la mère du footballeur, dans la maison construite par feu Castelletto Charles. Ce dernier a également laissé une maison au quartier Bastos qui est actuellement en location. Baongla et la veuve perçoivent le loyer de cette villa, ce qui leur permet de vivre. Le défendeur Jean-Charles Castelletto s’est longtemps opposé à cette relation entre sa mère et Baongla au point de ne plus parler à sa génitrice pendant un bon bout.
Si Georges Gilbert Baongla a longtemps joué sur l'ambiguïté devant le silence complice du cabinet civil de la présidence de la République — arguant que "le Président n'a jamais dit le contraire" — la réalité biologique l'a rattrapé. En perdant son père, il perd également le bouclier symbolique d'une ascendance royale qu'il s'était lui-même forgée.