Messanga Nyamding lâche une bombe : «70% des ministres auraient perdu leur poste si on les limogeait au moindre scandale»

Pascal Charlemagne Messanga Nyamding Vision 4 Liste Succession De Paul Biya Club D Elites Image illustrative

Sun, 3 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Sur le plateau de Vision4 dans l'émission Club d'Élites, le politologue et fervent Biyaïste Pascal Messanga Nyamding a lâché ce que beaucoup pensent tout bas mais n'osent pas dire aussi clairement depuis un plateau de télévision camerounais. En quelques phrases d'une franchise désarmante, il a dressé un tableau accablant de la gouvernance dans les cercles ministériels du pays — sans citer de noms, mais en désignant des scandales que tout le monde connaît.

Son inventaire est méthodique et dévastateur. «À Paris, il y a eu des scandales sur l'achat de la maison de l'ambassadeur. À Yaoundé, des scandales terribles sur l'affaire des satellites. Au Cameroun, des scandales terribles sur les affaires COVID. Des scandales terribles sur les affaires du stade d'Olembe», énumère-t-il — avant de lâcher la formule qui résume tout : «Si au moindre scandale on limogeait, 70% de certains membres du gouvernement auraient perdu leur poste.» Une affirmation d'autant plus percutante qu'elle vient d'un homme qui se revendique lui-même Biyaïste et homme politique sérieux — et non d'un opposant cherchant à déstabiliser le régime.

Ce que dit Messanga Nyamding, en filigrane, est une vérité que le Cameroun porte depuis trop longtemps : l'impunité des scandales ministériels est un fait structurel, non une exception. Et que ce soit l'argent du COVID, les marchés d'Olembe ou les acquisitions diplomatiques à Paris, le système tient non pas malgré ces scandales — mais avec eux, autour d'eux, grâce à eux. Une confidence qui, venue d'un fidèle du régime, dit tout ce que les rapports officiels ne disent jamais.

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