La torture, une pratique interdite
Plusieurs cas de tortures ont été révélés ces derniers jours dans la presse et sur les réseaux sociaux. Léonie Bwemba fait partie des bourreaux, aux côtés des responsables d'entreprises chinoises. Dans tous les cas, les donneurs d'ordre sont soutenus par des corps habillés qui exécutent ce qu'ils disent, comme le résume ici le lanceur d'alerte N'zui Manto.
Un jour, le Cameroun aura une armée nationaliste et républicaine. Au pays, les grands malfrats ont pour garde du corps les policiers, les gendarmes et les militaires.
Les criminels utilisent les hommes en tenue pour commettre tranquillement leurs délits. Le roi des jeux de hasard, Steven Nbienou, a à sa disposition des militaires, gendarmes, commandants de brigade chargés de kidnapper, enlever, torturer et jeter en cellule ses « ennemis ».
C'est l'un de ses hommes, le militaire Bansena Paulin, que viole et assassine Merveille Mbella à Yaoundé.
La diplomate Léonie Bwemba, en colère contre son employé domestique arrivé au travail avec deux heures de retard, l'a séquestré avant d'appeler son ami le commandant de brigade de Mbankolo qui l'a torturé à la machette toute la nuit.
Les esclavagistes chinois maltraitant leurs employés camerounais font appel aux militaires camerounais pour torturer leurs compatriotes. Un jour, le Cameroun aura une armée nationaliste républicaine.
Cette répétition volontaire de la phrase au début et à la fin de son intervention montre à quel point N'zui Manto appelle de tous ses vœux l'alternance dans le pays.