Le nombre d'accidents enregistrés ces dernières années dans le pays

ACCIDENT BUS Transacam 01 Fréquence des accidents

Tue, 5 May 2026 Source: www.camerounweb.com

D’après les données de la Banque mondiale, entre 2008 et 2014, le Cameroun a connu une baisse de 18 % du nombre d’accidents, de 22 % des blessés et de 31 % des décès liés à la circulation. Cette tendance s’est poursuivie, passant de 3 525 accidents, 5 581 blessés et 1 588 décès en 2011 à 1 781 accidents, 1 906 blessés et 678 décès en 2024.

Jean Ernest Ngallé Bibéhè a souligné que ces résultats sont le fruit des efforts conjoints des pouvoirs publics et des administrations concernées, à travers le renforcement des contrôles routiers, l’amélioration des secours post accident, la réhabilitation des routes et les campagnes de sensibilisation. Grâce à ces performances, le Cameroun figure désormais parmi les douze pays africains les plus exemplaires en matière de sécurité routière, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

D’après les chiffres officiels, les accidents coûtent près de 800 milliards de francs CFA à l’économie locale. Malgré la multiplicité des interventions, les actions demeurent peu coordonnées et invisibles, d’où la création d’un Forum national sur la sécurité routière.

C’était un forum qui se voulait une plateforme de concertation visant à analyser les actions menées, à valoriser les bonnes pratiques, à promouvoir des partenariats efficaces et à renforcer la coopération multisectorielle. « Notre objectif est de réduire de 50 % le nombre d’accidents de la circulation et le nombre de morts sur nos routes, conformément aux objectifs fixés par les Nations unies dans le cadre de la Décennie d’action 2021-2030 », a déclaré le ministre.

S'appuyant sur les opportunités offertes par l'Intelligence artificielle et les nouvelles technologies, le Forum entendait ancrer la sécurité routière dans l'ère numérique, en intégrant des solutions innovantes dans tous les maillons de la chaîne : infrastructures, formation, contrôle, post-accident et sensibilisation.

Pour y parvenir, décideurs, experts techniques, acteurs du secteur privé, universitaire et organisations de la société civile ont formulé des recommandations concrètes pour un avenir routier plus sûr. Les travaux quant à eux ont porté sur cinq piliers définis par les Nations unies : la gouvernance, la sécurité des infrastructures routières, la sécurité des véhicules, le comportement des usagers et les soins post-accidents. Et pour davantage édifier les participants, des conférences et ateliers ont été organisés, entre autres, autour de la conduite automobile à l'ère des TIC et du e-learning.

L'Indépendant n°1026

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