Une anecdote révélatrice du caractère méfiant de l'ancien président de l'Assemblée nationale refait surface depuis son décès. Selon des témoignages, Cavaye Yeguie Djibril, qui aimait garder d'importantes sommes d'argent en liquide à son domicile, avait pris l'habitude de constater des disparitions mystérieuses. Fatigué de se faire voler, le vieux parlementaire aurait pris une décision radicale : attacher les clés de son coffre-fort autour de ses reins avec une corde, même lorsqu'il consommait de l'alcool.
L'information : Cavaye Yeguie Djibril, décédé le 6 mai 2026 à l'âge de 86 ans, était un homme qui aimait le cash. De son vivant, l'ancien président de l'Assemblée nationale avait toujours de l'argent à la maison. En raison de ses fonctions officielles et traditionnelles, il recevait beaucoup de visiteurs et devait régulièrement « tchoko » ses hôtes.
Un amour du cash : Lui-même aimait voir son argent devant lui. Quand il ouvrait son coffre, il était content. Sauf que l'âge et la fatigue arrivant, il a commencé à constater que son argent diminuait régulièrement de manière suspecte.
Des disparitions incompréhensibles : Selon des témoignages, Cavaye Yeguie Djibril aurait vécu des situations ubuesques. Quand il croyait qu'il y avait 200 millions FCFA dans son coffre, il retirait 50 millions. Mais quand il demandait de compter le reste, on lui disait qu'il ne restait que 60 millions. Un autre jour, il déposait 100 millions, et trois jours après, il constatait qu'il n'en restait plus que 60.
La décision radicale : Fatigué de se voir voler et soupçonnant que les disparitions survenaient régulièrement après qu'il avait bu de l'alcool, le vieux Cavaye a pris une décision radicale : attacher avec une corde les clés de son coffre-fort autour de ses reins. Même lorsqu'il était saoul, il avait toujours ses clés bien gardées. Ses proches n'ont vu que du feu avant d'inventer d'autres méthodes pour contourner le vieux parlementaire.
Une anecdote qui en dit long : Cette histoire, qui circule depuis son décès, en dit long sur le caractère méfiant et attaché à ses biens de celui qui a présidé l'Assemblée nationale pendant 34 ans. Elle illustre aussi les relations parfois complexes entre l'argent, le pouvoir et la confiance dans les hautes sphères de l'État camerounais.